Un peu de silence, là-dedans !

Parfois, je voudrais que les mots se taisent un peu, dans ma tête.

Je voudrais qu’ils arrêtent leur vacarme. Qu’ils me laissent en paix.

Les mots, c’est fatigant.

Ils ne cessent de tourbillonner, de s’agiter. Ils sont turbulents.

Il faut les ordonner, les mettre en rangs. Il faut qu’ils soient justes, qu’ils soient logiques.

Les mots, c’est tout un travail.

Je voudrais qu’ils fassent silence, de temps en temps.

Parfois, j’ai juste envie de me plonger dans la contemplation de ce qui est beau,

De m’y baigner, de m’y oublier,

Sans un mot.

WP_20161119_101 - Copie

Cours-y vite, cours-y vite

Le printemps est dans le pré et ça fait du bien…

Phototastic-21_03_2017_fb6aa8c2-d88e-4049-91b3-19efff99f037

Merci pour tous vos commentaires sur mon dernier article. Votre soutien me fait chaud au cœur.

Je ne sais pas si le bonheur est dans le pré, mais je suis sûre qu’il est sur la blogosphère. Vous êtes formidables, les filles !

J’essaye de trouver la motivation pour travailler, l’une des conditions sine qua non pour reprendre le contrôle et aller vers un mieux, comme je le disais ici, vous vous souvenez ? Je reviens vers vous dès que j’ai le temps de vous répondre comme il se doit.

 

Entre ombre et lumière

Quand le deuil et la dépression se heurtent au diktat du bonheur…

Et la lumière au bout

Prendre soin de soi. S’écouter. S’accorder du temps. S’accorder du répit. Se faire plaisir. Se chouchouter. Se concocter des petits moments à soi, dans sa bulle, à l’écart du monde. Faire le vide. Recharger ses batteries. Se ressourcer…

Essayer de ne pas se laisser abattre. De se motiver. De se reprendre en main. Multiplier les bonnes résolutions, les tentatives. Chercher de nouvelles idées. De nouveaux projets où investir une énergie qu’on peine à trouver, où se jeter à corps perdu pour se retrouver.

Se mentir aussi. Se faire croire à soi-même qu’on va bien. Qu’on assure. Qu’on va y arriver toute seule. Qu’on a déjà remonté cette pente plusieurs fois, alors une fois de plus…

Batailler, lutter, jour après jour, contre cette douleur omniprésente qu’on connaît bien quand on a fait l’expérience de la dépression. Contre cette tristesse immense qui n’a aucun lieu pour se déverser, qu’on muselle à l’intérieur de soi, qu’on verrouille à double tour. Cette tristesse qu’il n’est pas de bon ton de partager.

Non, être triste, ça ne se fait pas. Parler de la mort, ça ne se fait pas. Évoquer le deuil et tout ce que ça réveille de douloureux, tout ce que ça remue au fond de nous qu’on croyait résolu, tout ce que ça bouleverse de notre équilibre déjà fragile, ça ne se fait pas. C’est incongru. On vous regarde de travers. On essaye de vous raisonner…

Pourtant, la peine est bien là. Et je me dis qu’elle n’est pas marginale, cette peine. Nous y sommes tous confrontés à un moment ou à un autre de notre vie. Comment font les autres ? Comment faites-vous ?

De nos jours, il est de bon ton d’être heureux, de rechercher activement son bien-être, de travailler à s’épanouir. Le développement personnel est à la mode. Il faudrait toujours planer sur un petit nuage, comme si la vie était toujours rose. Elle ne l’est pas, bien sûr. Il y a des moments plus sombres où on ne plane pas du tout. Et ces moments-là font partie intégrante de la vie.

Je les accepte. Je ne suis ni révoltée, ni désespérée. Je ne suis pas au fond du gouffre, comme j’ai pu l’être il y a quelques années pour de tout autre raisons. Je ne vois pas tout en noir, loin de là.

Je suis juste infiniment triste.

Et c’est peut-être normal, après tout, quand on a perdu quelqu’un/ « quelques uns » ? Même si c’est la vie et qu’on se préparait depuis toujours à cette éventualité, parce qu’elle était dans la logique des choses… Même s’ils étaient très très vieux…

C’est mon enfance que je pleure. Le temps passé qui ne reviendra jamais plus. Notre condition de pauvres mortels.

Je suis écrasée de tristesse. Même 8 et 10 mois après. C’est comme ça. Je n’ai pas à en avoir honte. Je n’ai pas besoin qu’on me console, ni qu’on m’explique pourquoi il n’y a pas lieu d’être triste.

Je suis triste, point. J’ai le droit de l’être.

8911f27e-d121-45ee-96a7-072352611530_full

Comment faites-vous, vous ? Comment vivez-vous/avez-vous vécu le deuil d’un proche dans cette société qui ne laisse que peu de place à la tristesse ? Comment vivez-vous/avez-vous vécu le deuil d’un proche alors que vous étiez déjà plus ou moins vulnérable ?

Ou bien comment vivez-vous/avez-vous vécu l’expérience de la dépression dans ce monde qui ne veut surtout pas entendre que vous allez mal ?

Il m’a fallu du temps, mais j’ai fini par admettre l’idée de me faire aider. Et vous ?

 

Mon album de senteurs #2 – Viennoiseries

Mon album de senteurs, c’est le rendez-vous mensuel que je vous propose autour des odeurs et des souvenirs (pour les modalités du rendez-vous, c’est ici).

Ce mois-ci, vous avez été deux à vous être laissées tenter par le parfum des viennoiseries.

Merci beaucoup à :

L’atmosphérique Marie

Fleur de flocons

pour leurs participations appétissantes.

SavedPicture-201718154749.jpg

Je me rends compte que le thème n’était pas si facile que ça à traiter, finalement.

En ce qui me concerne, le mot « viennoiserie » ne fait pas du tout partie du vocabulaire de mon enfance et ne m’évoque donc rien de bien ancien. À vrai dire, il me fait plutôt penser à des produits industriels informes recouverts d’une espèce de gelée sucrée qui collera forcément aux doigts et dont l’odeur aigrelette ne met pas vraiment en appétit…

C’est malheureux, ce mot ne m’inspire pas du tout ! Il va falloir le dépasser pour aller rechercher celle de ces préparations qui a toujours eu ma préférence…

Son souvenir me renvoie inévitablement à ma vie en France. Aux tous premiers moments que j’y ai passés, enfant, comme aux tous derniers, juste avant de regagner ma Belgique natale pour y faire mes études – et ne plus revenir.

Son souvenir me renvoie à ce camping presque sauvage, perdu dans la colline, où j’ai vécu mes premières aventures provençales « en touriste », sans me douter que cette terre allait bientôt devenir la mienne. C’est certainement là que j’en ai mangé pour la première fois, la peau rougie par le soleil, assise sur une chaise pliante sous un ciel de pin résonnant du chant des cigales ;

Je repense aux petits déjeuners du dimanche auxquels ils ont apporté pendant des années un petit air de fête. Papa allait les chercher au village, avec le pain. On sautait sur place en battant des mains lorsqu’on le voyait descendre de la voiture avec, en plus des baguettes et des « restaurants », un petit sachet en papier marron d’où s’échappait une odeur à tomber par terre ;

Et puis je me souviens de ces matins de juin où je traversais la ville encore endormie, mes livres sous le bras, non pas pour aller à l’école – j’en venais ! – mais pour aller m’installer à l’une des tables de chez Pierrot, notre Laurette à nous, y réviser mon bac.

C’est là que j’allais passer la journée, un œil concentré sur mes cours, l’autre s’attardant sur les passants pressés de la rue piétonne. Au fil des heures, les uns et les autres passeraient, certains en coup de vent, d’autres plus longtemps. Les conversations iraient bon train, les craintes et les conseils seraient partagés, les connaissances seraient récapitulées, les exercices refaits. Les « forts en thème » feraient bosser les cancres, les « sûrs d’eux » rassureraient les « pleins de doutes », tandis que sur un coin de la table, les tasses vides finiraient par s’empiler dangereusement.

Et puis le soir viendrait et je rentrerais sagement, l’air de rien, dans un internat déserté par les autres terminales. J’y retrouverais ma sœur et les internes plus jeunes. Et je serais là à l’heure, ni vu ni connu, pour le quart d’heure de prière avec la sœur Anna-Joseph – « Anna-Jo » pour les intimes…

J’ai gardé de cette période une prédilection pour le matin. Pour ce moment un peu magique où tout semble en suspens, où le monde marche au ralenti, où la journée est encore une page blanche à écrire.

Les rues sont vides. Les devantures fermées, les vitrines grillagées.

Chez pierrot, il y a encore quelques chaises retournées sur les tables. Le serveur est en train d’installer la terrasse. Les commerçants du quartier sirotent silencieusement un « petit noir » ou une « noisette », accoudés au comptoir.

C’est là qu’ils sont. Sur la surface lisse et luisante, entre le sucrier boule et le journal du matin.

Trônant fièrement dans leur panier en osier, ils emplissent l’air ambiant de leur parfum riche et généreux : des croissants au beurre.

De ceux qu’on ne trouve plus aujourd’hui – ou alors dites-moi où ? (…N’en quel pays ?!)

Des croissants dorés à la pâte dense, jaune comme les blés, à peine sucrée – juste ce qu’il faut.

Je commence toujours par les pointes, craquantes. Je détache ensuite les différentes parties que je savoure lentement, très lentement, par toutes petites bouchées, m’efforçant de retarder le plus possible le moment où j’avalerai la dernière.

Ces croissants-là ont le goût d’un début de journée prometteur. Ils annoncent de jolis moments d’amitié, le nez dans nos fiches, la tête pleine de rêves de départ.

Ces croissants-là ont déjà un goût de nostalgie.

Ce sont mes derniers instants de France. Ce sont mes derniers instants de Côte d’Azur. Demain, je passe le bac…

L’adolescence touche à sa fin. Jamais plus mes croissants n’auront le même goût…

petit-dejeuner-tasse-de-cafe-croissant-cafe-en-grains-morceaux-de-sucre-201465

*****

Pour le thème suivant, Fleur de flocons nous propose de parler des boissons chaudes ou froides. J’ai donc choisi de traiter plus précisément (et sans surprise !)

LE CAFÉ

Vaste sujet, n’est-ce pas ? Si vous êtes comme moi, ce délicieux liquide noir vous accompagne peut-être dès les premières lueurs du jour, ponctue vos journées de multiples manières, vous réchauffe quand vous avez froid, vous console quand vous avez le blues, vous aide à remettre vos idées en place quand c’est le brouillard là-haut… Bref, il est omniprésent.

Du coup, je crois qu’il va être difficile d’isoler un souvenir précis, un instant marquant, une scène d’autrefois où nos narines ont frémi comme jamais au-dessus d’un moka ou d’un arabica. Difficile, mais pas impossible !

J’ai hâte de boire vos souvenirs fumants…

*****

Et en attendant, je vous propose, pour les thèmes suivants, de procéder différemment, de manière à ce que tout le monde puisse participer au choix du thème, y compris celles et ceux qui manquent de temps/envie/inspiration pour écrire un billet.

Je vous donne 4 sujets, vous cochez celui qui vous parle le plus (sans obligation de participer ensuite). Le thème qui aura eu le plus de votes sera retenu pour le mois suivant. Les autres thèmes pourront être reproposés s’ils ont eu du succès malgré tout, et vous pouvez toujours en suggérer de nouveaux en commentaire pour la suite.

Alors…

Ma drogue éphémère

Depuis plusieurs jours, je vous vois toutes presser le pas pour arriver à l’heure aux apéros cosmiques d’Aileza, et toute cette agitation m’a donné envie de vous suivre… De pousser doucement cette porte entrouverte pour venir m’attabler avec vous. Je peux ?

Pour moi, ce sera juste un café… Ce n’est peut-être pas très « cosmique » comme boisson, mais que voulez-vous ? Il me faut ma dose !

Ça aurait pu être ça, ma drogue dure : le café. Mon essentiel, ma motivation pour quitter le confort de mon lit chaque matin, mon réconfort après la pluie. À dix-sept ans, je le décrivais déjà comme le « précieux liquide noir dont dépend ma santé mentale ». Je suis bien obligée de le reconnaître, malgré ma réputation de fille sage et clean, j’ai toujours été une accro sévère !

Mais – je peux vous le dire aujourd’hui – il n’y a pas que le café. Ce que je m’apprête à vous révéler ici est un secret honteux, une chose dont il vaut mieux ne pas parler en société, au risque de passer définitivement pour une cinglée.

Il y a une autre addiction qui a bien failli me mener à ma perte. Une drogue dangereuse, qui aurait pu avoir ma peau si je n’étais pas parvenue à me sevrer avant qu’il ne soit trop tard.

Il m’en a fallu de la volonté, si vous saviez ! Maintes fois, j’ai cru replonger.

Pendant des années, j’ai vécu dans la peur de ne pas savoir me maîtriser, de me laisser aller, une fois, rien qu’une fois, à une toute dernière dose.

Mais j’ai tenu bon. Il le fallait. Je ne pouvais pas continuer. Mon corps n’en pouvait plus. Il m’a suppliée d’arrêter. Car ma dépendance, voyez-vous, a de très graves conséquences sur le long terme. À chaque dose, on en prend pour vingt ans.

À chaque dose, c’est toute la vie qui est chamboulée. C’est le corps qui trinque, l’humeur qui change. Sans parler de l’appétit. À chaque dose, on sait qu’on ne dormira plus pendant des années.

Pourtant cette drogue est inoffensive, en apparence. Elle n’est même pas visible. À peine perceptible. Je ne suis même pas sûre que d’autres que moi la remarquent. Si ça se trouve, je suis la seule à la sentir !

Vous l’avez deviné, ma drogue à moi est une odeur…

C’est une odeur rare. Une odeur qu’on ne peut respirer qu’en un nombre restreint d’occasions dans une vie ; profonde, délicate, éphémère, précieuse…

C’est l’odeur des nouveau-nés !

Vous savez, cette odeur à la fois suave et un peu animale qu’ils ont sur eux les tous premiers jours, et qui s’estompe si vite, si vite…

C’est sur la tête qu’elle est la plus marquée. Je frôle les cheveux encore tous doux et tous fins de mes narines avides, la peau duveteuse du front, les toutes petites oreilles. J’inspire profondément. L’odeur s’insinue en moi et va exploser violemment, quelque part du côté du cœur, en millions de petites bulles de douceur.

Elle réveille la louve qui est en moi. Elle réveille mes instincts les plus primitifs. Elle fait naître au creux de mon ventre le désir brûlant de porter la vie à nouveau, de donner le jour encore une fois, de connaître encore ce déferlement d’émotion qui est plus fort que tout…

C’est dangereux. Je vous l’avais dit.

Le jour où j’y ai goûté pour la première fois, j’ai su que j’allais avoir beaucoup de mal à m’en passer à l’avenir. Alors j’ai remis ça, une deuxième fois, puis une troisième, puis une quatrième. À ce stade, on frôlait l’overdose. Il était temps que je me soigne.

Mais si un jour, je viens vous rendre visite à la maternité, il ne faudra pas vous étonner de me voir « sniffer » votre bambin… Je ne suis pas totalement guérie !

(Rassurez-moi : dites-moi que je ne suis pas la seule cinglée qui sniffe les bébés !!!)

visuel-apero

Écrire

Ce désir me brûle de plus en plus.
Me consume. Hante mes nuits. Mes jours. Mes lendemains.

Écrire.
Dire qui je suis.
Laisser une trace.
Ne pas avoir vécu pour rien.

Écrire.
Entrer en soi et goûter le silence.

Écrire.
Instiller de la beauté dans ce monde. Sublimer le banal. Donner du relief à la platitude.

Écrire.
Mettre en lumière ce qui, d’habitude, reste dans l’ombre. Ceux qui, d’habitude, restent dans l’ombre. Les trajectoires qui ne font rêver personne. Les héros méconnus du quotidien. Chaque vie, chaque parcours est un récit passionnant.

Écrire.
Sur l’humain. Sur l’essentiel. Sur ce qui nous lie les uns aux autres. Sur ce qui transcende nos différences. Sur ce que nous avons tous en commun au-delà de nos oripeaux.

Écrire pour jeter des ponts entre deux rives.

Écrire.
J’ai des histoires plein la tête, des archives inachevées, des idées griffonnées de-ci, de-là.
Qu’est-ce qui m’empêche de les faire aboutir ? Qu’est-ce qui m’empêche de les prendre une par une et d’en suivre tout simplement le fil jusqu’à leur dénouement ?
Je suis assaillie par les doutes. Paralysée par les craintes.
Et si c’était mauvais ? Et si c’était creux ? Et si c’était moi qui étais mauvaise et creuse ?
Et si mon âme, ainsi dévoilée à travers mes lignes, se révélait vide ?
Vide de sens ?! Vide de vie ?!

Écrire, mais vouloir le faire bien. Devoir le faire bien.
Mon désir se heurte sans arrêt à ce besoin de perfection, à cette injonction inconsciente de faire les choses le mieux possible, à la peur de ne pas y arriver, à la peur de gâcher l’idée de départ de manière irrémédiable. À la peur de trop en dire. D’ouvrir une fenêtre un peu trop grande sur mon intimité. Sur mes faiblesses. Sur mes failles.
À la peur de blesser aussi. De tracer des portraits trop reconnaissables, des profils trop ressemblants. Mes mots ne savent pas encore s’éloigner de la réalité.

Écrire.
Mille idées me traversent l’esprit quand je suis au volant, quand j’épluche mes patates, quand je vide mon lave-vaisselle et que je range mes courses, mais jamais quand je prends la plume ! C’est un flot continu de phrases, d’images, de pensées de toutes sortes, qui défilent devant mes yeux alors que je traverse la ville plusieurs fois par jour, qui fusent et s’organisent tandis que j’ai les mains occupées par les tâches domestiques – et me désertent désespérément au moment où, impatiente, je me rassieds enfin devant mon clavier.

Page blanche. Tête vide. Absence de mots.

Panne sèche – Encre tarie.

Écrire, pourtant, car c’est la seule chose que je sais faire.
Arrêter d’hésiter et me jeter à l’eau.

Me jeter à l’encre.

Travailler, accomplir, se réaliser

Je suis Québec

Ils étaient juste sortis quelques minutes pour aller prier.

Il faut du courage pour aller prier à la mosquée alors qu’on pourrait le faire chez soi. Il faut du courage pour ressortir un dimanche soir, quitter la chaleur de son foyer, le confort de son canapé, affronter la nuit sans doute glacée à cette période de l’année, à Québec.

Mais ça ne les a pas arrêtés, ces hommes-là. Ils se sont mis en route.

À tout à l’heure, chérie, je vais à la mosquée… Les enfants, soyez sages, terminez vos devoirs. Mettez vos pyjamas, il y a école demain…

La suite, on la connaît.

*****

D’habitude, quand il se passe quelque chose de grave dans le monde, la toile réagit. On voit les profils changer sur FB, les articles fleurir sur HC. On lit des messages de soutien un peu partout, des slogans solidaires.

Nous avons tous été Charlie, Paris, Bruxelles, Orlando, Nice, Berlin, et j’en passe. Pourquoi ne sommes-nous pas aujourd’hui Québec ?!

Y aurait-il une différence entre être lâchement abattu à un concert, au restaurant, dans un hypermarché… et être abattu tout aussi lâchement dans une mosquée ?

La haine, la violence, l’injustice ne sont-elles pas inacceptables d’où qu’elles viennent et où qu’elles frappent ?

Au clair de la lune