Lire – mes vadrouilles d’hiver

Qui dit nouveau blog ne dit pas forcément nouvelles passions. J’ai tourné la page de Croque-mots, mais je ne résiste pas malgré tout à l’envie de venir vous parler ici de mes dernières lecturesSélection "hiver"

 

Vous vous souvenez de ma petite récolte « fnac » du nouvel an ? (Oui ! Nous avons une fnac à Casablanca, le comble du bonheur !)

Cette belle sélection m’a accompagnée tout au long de ce premier trimestre.

J’ai commencé l’année avec John Irving, A prayer for Owen Meany (Une prière pour Owen).

Owen

C’est un pavé que j’avais lu il y a une vingtaine d’années et qui m’avait totalement bouleversée à l’époque. Depuis quelques temps, j’avais très envie de le relire alors, quand je l’ai vu devant moi dans le rayon « littérature anglophone », j’ai littéralement sauté dessus ! Ce qui est drôle, c’est que la première fois aussi, je l’avais lu en anglais. Pour une étudiante en traduction, ça n’avait rien de bizarre. Vingt ans après, comme je ne lis plus dans la langue de Shakespeare que des textes spécialisés, souvent dépourvus de saveur, j’ai vraiment apprécié de me plonger pour une fois dans un texte littéraire.
C’est vraiment un excellent livre, riche, émouvant. Le narrateur nous relate son enfance et son adolescence dans une petite ville du Maine, aux côtés de son meilleur ami, Owen, un personnage hors du commun qui se croit investi d’une mission divine. Au fil du récit, les pièces du puzzle se mettent en place. Chaque évènement apparaît comme un pas prédéterminé vers le destin tragique d’Owen.

Après ce récit puissant, j’avoue que j’ai dû attendre quelques jours avant de passer au livre suivant. Il me fallait un peu de temps pour digérer tout ça.

J’ai ensuite attaqué J. K. Rowling, Une place à prendre.

J.K. Rowling

Chez moi, la saga des Harry Potter occupe une place privilégiée dans la petite bibliothèque familiale. Ce sont des livres que j’ai lus plusieurs fois avec mes enfants et que nous avons collectivement adorés. Qui m’ont même réconfortée dans certaines périodes difficiles. J’avais donc hâte de découvrir ce nouvel ouvrage destiné aux adultes.
Alors… Comment vous dire ?
J’ai bien retrouvé le talent de cet auteur pour tisser des histoires et créer une gamme de personnages variés et hauts en couleurs. J’ai aussi retrouvé ce côté « défense des démunis », de ceux qui sont différents, un peu à part, que j’avais beaucoup apprécié dans HP parce qu’il donnait du poids au récit. Mais voilà… Qu’est-ce que c’est cru !
On dirait qu’elle a mis là toute son énergie à prouver qu’elle était capable de faire autre chose que de la littérature jeunesse. Et je trouve ça vraiment dommage.
D’abord, parce que le côté « clean » de HP était à mes yeux un atout. Là, c’est la lectrice musulmane qui parle : un livre sans obscénités, sans passages impudiques, pour moi c’était un confort dans lequel j’appréciais de me laisser aller pour apprécier une écriture incroyablement inventive, à la fois divertissante et riche de sens.
Ensuite, parce que je trouve qu’avec ce livre, J. K. Rowling se met totalement hors de portée d’un public fidèle qui l’attend pourtant avec impatience. Il fallait voir la déception sur le visage de mes « petits » quand je leur ai dit que ce n’était pas du tout adapté à leurs âges et qu’ils ne pourraient pas le lire ! Grosse, grosse déconvenue !
Malgré tout, le sort de la petite Krystal Weedon m’a tenue en haleine jusqu’au bout et m’a complètement tourneboulée ! Là encore, il m’a fallu quelques jours pour laisser tout ça décanter.

Je suis ensuite passée à quelque chose de plus léger avec Les thanatonautes de Bernard Werber. Celui-là aussi, ça faisait un moment que je louchais dessus.

Werber

Que se passerait-il si des scientifiques mettaient au point un moyen d’aller explorer le continent ultime, celui de la mort ?
J’ai beaucoup aimé ce livre plein d’humour. Même si je n’adhère pas à la proposition finale de Werber concernant ce qu’il y a de l’autre côté (je vous laisse le découvrir par vous-même !), il nous rappelle qu’au-delà de toutes considérations culturelles et idéologiques (pour ne pas dire religieuses), nous seront tous confrontés à cette ultime étape et qu’au fond, nous tendons tous vers un seul et même objectif : être les meilleurs possibles. J’ai pleuré, je l’avoue, au moment de la pesée des âmes…
Une belle leçon d’humanité toute en légèreté.

Pour le livre suivant, j’ai pris mon temps.
Après Ensemble, c’est tout, qui m’a transportée, et Billie, qui m’a touchée au cœur, je savais que La consolante d’Anna Gavalda allait être un grand moment… Et je ne me suis pas trompée !

Gavalda

De la douceur, de l’émotion, des personnages un peu abimés par la vie auxquels on n’a aucun mal à s’identifier, et qui s’en sortent finalement en faisant le choix de l’authenticité et de la bienveillance.
C’est exactement ce que j’ai envie de lire en ce moment. Un livre qui met du baume au cœur.

J’étais encore sur mon petit nuage « gavaldien » quand je suis tombée par hasard sur la suite des Thanatonautes : L’empire des anges, que je me suis empressée de lire, pour connaître le sort qui avait été réservé aux personnages après la fameuse comparution devant les anges.
Si celui-ci m’a moins captivée que le précédent, j’ai quand même apprécié d’y retrouver le côté léger et plein d’humour de Werber, et je me suis passionnée pour les parcours des trois personnages suivis.

C’est comme ça que je suis arrivée au début du mois de mars, « remplie » de tous ces personnages forts, contente de n’avoir lu que des choses qui m’ont touchée, remuée, aidée à avancer.
Je m’apprêtais à découvrir enfin Les yeux jaunes des crocodiles, que je voulais lire depuis longtemps, lorsque…

Une opportunité de travail pas comme les autres… La perspective d’une bonne portion de beurre dans mes épinards… Trois semaines intensives sans la moindre minute de répit…

J’ai donc remis Pancol à plus tard. Ce sera pour ma sélection Printemps…

Pancol

Et vous, que lisez-vous ?

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2 réflexions sur “Lire – mes vadrouilles d’hiver

  1. Comme tu peux l’imaginer Marie j’ai passionnément aimé La Consolante d’Anna Gavalda. J’aime son style, ses personnages si attachants et leurs vies si singulières.
    Je pense que je me laisserai tenter par Prayer for Owen Meany (in English bien évidemment).
    Dernièrement j’ai lu Rumi’s Daughter, un livre que j’ai beaucoup apprécié sans vraiment pouvoir dire pourquoi je l’ai tant apprécié. Et Moi d’abord de Katherine Pancol justement!

    1. Je note : Rumi’s daughter et Moi d’abord…
      C’est toujours bien d’avoir des avis ! Merci Marie.
      Gavalda, j’adore! Ce sont des livres qui font du bien au moral. Et Owen Meany est un personnage qui vous habite pendant longtemps. Je ne peux que le recommander.

Petits mots et longs discours, c'est par ici...

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