Bribes de cœur

Débris et miettes.

Sous le ciel couleur chagrin, mon cœur peine à ramasser ses morceaux. J’ai dû en faire tomber quelques uns dans sa valise entrouverte.

Débris et miettes.

Il parait qu’on s’habitue. Mon cœur, lui, se demande… Est-ce bien là la vie que je souhaite ?

Débris et miettes…

Jonchent le vide qui remplit tout l’espace. Je les balayerai. Demain.

Sky is crying

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17 réflexions sur “Bribes de cœur

  1. snif… moi aussi j’ai des bribes de cœur qui sont loin, d’autres qui sont à terre. C’est si bien écrit, mais si triste à vivre Marie… J’aimerai venir t’aider à reconstituer le puzzle et te faire rire autour d’un bon thé, ça me remonterai le morale tiens !

    1. Tu es la bienvenue, Petite Yaye ! Ça me ferait du bien, à moi aussi, un peu de compagnie! C’est dur à vivre, c’est vrai. Un nouveau départ, une nouvelle séparation qui ravive brusquement toutes les questions et les inquiétudes que j’avais mises de côté ces derniers temps pour me contenter de vivre l’instant présent, ce qui était bien agréable. Sauf qu’elles sont toujours là, intactes : ici ? Là-bas ?
      Ici ne m’apporte rien. Là-bas est inenvisageable pour lui. Comment faire ? Et quelle genre de vie est-ce qu’on est prêts à vivre, demain, quand ils voleront tous de leurs propres ailes ? Une vie solitaire à distance ???
      Un bon thé avec une amie, voilà ce qu’il me faudrait pour ne plus y penser 😉

    1. Merci Marie. C’est d’autant plus dur que c’est répétitif et que ce n’est pas près de s’arrêter, puisque mon second devrait aussi partir à la rentrée prochaine… Je croyais que je le vivais bien, et puis finalement, je me rends compte que non ! Ça fait ressurgir des questions que j’avais enfouies pour arrêter de me torturer avec. Comme quoi, rien n’est définitivement acquis. On croit sortir enfin du tunnel et puis l’obscurité nous rattrape !
      Mais ça ira mieux demain… 😉

  2. Ah si seulement je pouvais venir te tenir compagnie quelques instants, histoire d’adoucir un peu ta solitude et ta tristesse… Bon courage… Tu es forte, encore un combat que tu parviendras à remporter… Pensées affectueuses.

    1. Merci Karine. Ce n’est qu’une séparation de plus parmi tant d’autres… Je remonterai sans doute cette nouvelle pente. D’ailleurs avant qu’il n’arrive, je n’étais pas triste de le savoir loin. Mais là, j’ai bien vu qu’il n’avait pas très envie de repartir, et ça, c’est dur. J’aurais préféré le voir impatient de nous quitter. Ça m’aurait fait moins mal.

  3. Ma chère Marie, c’était triste de te lire mais ce que tu écris en commentaire est encore plus triste. Qu’Allah t’apaise et te vienne en aide.

    Une soeur m’a envoyée ce message ce matin, qui m’a beaucoup ému, je me permets de publier le lien en commentaire et j’espère que cela t’apportera un peu de réconfort :

    Bon courage ! Prend soin de toi…

    (PS: si le lien ne marche pas, dis le moi, je ferai le copier/coller du texte.)

    1. Merci beaucoup pour ce rappel réconfortant, ma sœur. C’est drôle, j’étais justement en train de faire la somme de tous mes petits et grands bonheurs, comme autant d’échelons pour remonter l’abîme de tristesse où j’ai glissé hier, avec le départ de mon grand fiston. J’ai du chagrin, c’est vrai, mais je ne pleure pas sur mon sort pour autant. Je m’estime « chanceuse », au contraire, comblée de bienfaits. En réalité, je ne suis touchée par aucun des malheurs cités dans le texte de ton lien. Mais voilà, un petit coup de blues, de temps en temps, c’est bien humain. Ça passera incha-Allah 🙂

  4. Je repensais à toi en pétrissant la pâte de ma pizza, je me disais que tu souffres à court et moyen terme, mais peut-être que tu peux envisager l’avenir comme une réelle source d’espoir et de bonheur… Tes enfants ne vivront certainement pas tous dans la même ville voire le même pays surtout à l’heure actuelle, n’est-ce pas là une belle opportunité pour la mère et grand-mère que tu seras (je te le souhaite) de voyager d’enfants à enfants, de découvrir de belles choses ect. Incha Allah
    Bises

    1. C’est vrai Dija. C’est exactement ce que je me dis. Mais je crois que ce qui m’a fait mal, cette fois-ci, c’est que j’ai senti que mon fils était bien dans notre cocon et n’avait pas envie de repartir. Je sais qu’il aime être en France pour le côté multiculturel qui lui manquait au Maroc, et aussi tout simplement parce qu’il s’y sent plus à l’aise. Mais j’ai l’impression que nos conversations lui manquent, qu’il commence seulement à comprendre ce qu’il a laissé derrière lui. Dans un sens, je me dis que c’est positif (qu’il s’adoucisse un peu, parce qu’il n’était pas toujours de très bonne humeur !), et d’un autre, l’idée de lui manquer me fait mal à crever ! Mais voyons le bon côté : je peux me tromper ! Peut-être que je ne lui manque pas du tout !!! 🙂

  5. Comme je te comprends,je vis la même situation que toi,ma grande est partie faire ses études cette année,la seconde probablement l’année prochaine, je ne le vis pas mal mais je sens qu’une page se tourne et que ma vie change doucement,le temps passe…Mais inch Allah comme toutes les étapes de la vie on finit par s’habituer…Je t’envoie de douces pensées positives.

    1. Mais oui, Claby, c’est ce que je me disais aussi, qu’une page se tournait, et j’étais même (je le suis toujours d’ailleurs) enthousiaste et curieuse de la découvrir. Mais je ne sais pas, ce nouveau départ a ramené sur le tapis la question qui me ronge depuis des années : qu’est-ce que je fais là ??? À quoi ça rime de vivre comme ça, loin de tous ceux qui comptent ?!

      1. Peut être que le fait de vivre expatriée renforce ce sentiment d’éloignement,car de fait nos enfants sont obligés de partir loin pour étudiée et du coup on le sent passé.J’arrive à me dire que mes enfants doivent vivre leur vie,que je me dois de les encourager mais il n’empêche que c’est difficile surtout quand on encaisse plusieurs départs d’une année sur l’autre.Et on ne maîtrise pas toujours nos émotions…Aller bon courage,qu’Allah te facilite et que ton chagrin s’apaise.

      2. C’est-à-dire qu’à la base, j’ai assez mal supporté cette expatriation, même si j’essaye aujourd’hui d’en tirer le meilleur parti, de voir tout le positif que ça m’a apporté. Mais à la moindre occasion, mes fantômes ressurgissent. Après, c’est beaucoup d’efforts pour remonter à nouveau. J’y travaille d’arrache-pied !
        Très belle semaine 🙂

  6. 🙂
    Je suis contente de te lire optimiste et positive.
    La souffrance des proches, encore plus de notre propre enfant, est plus bien pus difficile à supporter que la nôtre… Je comprends. Ah ces émotions qui rythment nos vies ! et qui nous apprennent tant !

    1. Ces émotions sont épuisantes et je ne les maîtrise pas du tout. Je suis complètement submergée à chaque fois. J’ai pris l’habitude d’accueillir le chagrin plutôt que de lutter contre lui, et puis quand je touche le fond, je retrouve la force de remonter. Ce coup de blues passera incha-Allah, comme les précédents. Mais reste la question de savoir « à quoi bon vivre comme ça, loin de toutes les personnes qui comptent ? » Un jour, il faudra bien y répondre.
      Merci de ton soutien, Dija 🙂

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