De maman au foyer à maman au clavier

Est-ce que je vous ai déjà dit que j’étais traductrice ?

J’ai dû le mentionner par-ci par-là, dans des commentaires, mais je ne crois pas en avoir jamais parlé dans un article. C’est pourtant l’activité qui occupe une bonne partie de mon temps et que je pratique avec une passion et un intérêt renouvelés depuis plusieurs années. Figurez-vous qu’en janvier dernier, j’ai fêté mes dix ans de travail en tant qu’indépendante – et mes dix ans de travail tout court, en fait.

Avant ça, j’étais une maman au foyer. Une maman poule qui se disait qu’on n’a qu’une seule enfance et qu’il faut s’employer à la rendre la plus riche et la plus pleine possible. Une maman qui trouvait que sa présence était importante, que c’était un terreau fertile à leur offrir pour y cultiver leur avenir.

Il faut dire qu’avant d’en arriver là, cette maman avait beaucoup couru en tant que maman étudiante. Faire des études ou fonder une famille, elle n’avait pas voulu choisir. Ne jamais se fermer de porte, c’était ce qu’elle se disait alors et ce qu’elle se dit encore. Elle avait mené sur un même front ses études de traduction et ses deux premières grossesses. Elle avait pratiquement accouché dans ses livres de grammaire ! Elle avait allaité, ses cours de lexicologie à la main. Et elle en avait passées des nuits blanches, à bercer et consoler, la veille d’un examen de littérature italienne ou de droit international.

Avec le recul, je me rends compte que j’étais poussée par une espèce d’urgence à vivre le plus intensément possible. À vivre fort et pleinement. Certains rêvent d’aventures et de grands voyages. Moi, j’avais besoin de donner et de recevoir le plus d’amour possible. Et j’avais tout autant besoin d’apprendre et de me nourrir de connaissances encore et toujours, et de soumettre à mon cerveau toutes sortes d’énigmes et de problèmes à démêler. C’est quelque chose d’aussi essentiel à mon bien-être que l’air que je respire. Ou les câlins que je reçois.

Une fois mon diplôme en poche au terme d’un marathon éreintant, il y a eu d’abord un grand besoin de souffler, de se poser, de prendre enfin du temps pour nous, puis de prendre le large aussi. De rendre visite aux uns et aux autres, au Maroc, en France, aux Pays-bas… C’était le moment idéal pour entamer ce genre de périple.

Par « chance », mon mari avait été licencié de son premier emploi juste avant la naissance de notre deuxième. Après une année de bons et loyaux services dont une bonne partie à l’essai, il avait été poliment remercié, pour être remplacé très vite par un jeune diplômé à l’essai (!). Mais ça tombait plutôt bien puisque de cette façon, il pouvait s’occuper des enfants le temps que je termine mon mémoire de fin d’études. C’était une vraie torture de les entendre jouer dans la pièce d’à côté sans pouvoir les rejoindre. Et si j’avais le malheur de pointer le bout de mon nez, je me faisais chasser vite fait bien fait : va travailler ! m’assénait-il sans la moindre pitié. Travaille ! Nous étions deux embarqués dans ce projet…

Il était donc disponible dans les mois qui ont suivi la fin de mes études et nous avons pu profiter pleinement de cette liberté nouvelle sans se poser de questions. Mon « grand » avait presque trois ans, mon « petit » avait trois mois. Jusque là, on n’avait connu que les courses contre la montre et le manque de disponibilité d’une maman toujours pressée. On avait bien besoin de se retrouver un peu. Travailler ? Oui, bien sûr. Mais j’avais le temps…

Travailler… Facile à dire.

Dans l’effervescence que j’avais connue, je n’avais pas vu venir un obstacle de taille : quand vous avez des enfants et que vous voulez vous mettre à la recherche d’un emploi, vous devez disposer d’un mode de garde. Mais pour disposer d’un mode de garde dans le genre de structure que vous pouvez vous payer en tant que jeunes diplômés, eh bien, vous devez avoir un emploi. Vous pensez bien que si vous êtes sans emploi (même pas au chômage, puisque vous n’avez jamais travaillé avant), on ne va pas vous mettre en tête de la liste d’attente. Le problème était insoluble. J’avais tout fait à l’envers et la société n’avait pas de case à m’offrir.

Entretemps, mon mari avait retrouvé un emploi qui l’astreignait à deux heures de trajet en train chaque jour. Mon « grand » était rentré à l’école, mais je n’avais personne pour me garder le « petit », ne fut-ce que le temps d’un entretien.

Les choses ont traîné comme ça un petit moment. Je ne voyais pas comment régler ce problème. Et puis, mine de rien, ces trois années intenses m’avaient épuisée. Quand un petit frère s’est annoncé, j’ai renoncé à chercher. Pour mes deux premières grossesses, j’avais été à 100 à l’heure, brûlant les étapes et toute mon énergie. Là, pour la troisième, j’allais enfin pouvoir prendre le temps. J’ai rangé mes CV et mon tailleur pantalon, et j’ai endossé mon costume de maman au foyer.

L’idée de travailler un jour était là, en attente. Je savais que je ne me satisferais jamais d’une vie faite de tâches ménagères. Je l’acceptais pour un temps parce que c’était le prix à payer pour avoir la grande famille que je voulais. Mais je savais que mon esprit avait besoin d’être nourri en permanence, titillé, mis en difficulté, et qu’un jour, il ne lui serait plus supportable de voir ce beau diplôme obtenu au prix d’une lutte si âpre prendre la poussière sur une étagère.

Au septième anniversaire de l’obtention de mon diplôme, je commençais à trouver le temps long, entre mes chiffons et mes serpillères. Car même si j’appréciais de pouvoir profiter à fond de ma petite tribu, de ma fille qui n’avait pas encore l’âge d’aller à l’école, j’avais le sentiment de me gâcher et certaines remarques de mon entourage se plaisaient à enfoncer le clou. Je me suis mise à explorer le net en quête d’informations en tous genres et trois semaines plus tard, j’allais m’enregistrer à la chambre de commerce comme traductrice indépendante !

C’est comme ça que de maman au foyer, je suis devenue une maman au clavier : une maman travaillant au foyer. Une maman occupée, pas toujours disponible, mais présente quoi qu’il arrive. Et je crois bien que c’était la meilleure solution, compte tenu de ma situation familiale. En fait, je ne vois pas comment j’aurais pu gérer ça autrement et au final, le métier que j’avais choisi offre cette possibilité formidable de travailler de chez soi (ou de n’importe où, d’ailleurs, du moment qu’on a un ordinateur avec une bonne connexion) et d’organiser son emploi du temps comme on le veut – ou comme on le peut, ce qui est plutôt le cas quand on a une grande famille à gérer. Mais ça, c’est un vaste sujet qui pourrait faire l’objet d’un article à lui tout seul.

J’étais donc traductrice, disponible sur le marché et avide de faire mes preuves. Restait juste à trouver des clients. Un détail…

Je partais vraiment de nulle part. Je savais traduire, ça j’en étais sûre. J’avais bénéficié d’une solide formation linguistique. J’avais une réelle maîtrise de mes langues « apprises » et tous les outils pour en décortiquer les difficultés. Et puis, je savais par nature manier les mots de ma propre langue. Ça, c’était mon point fort pendant mes études. Je n’avais donc pas de doutes sur ces compétences-là. Ni sur ma capacité à fournir des traductions rigoureuses et de qualité, quitte à en vérifier chaque mot. Sur le fond, je me sentais au top ! Mais sur la forme, tout était à faire.

En sept ans, il s’en passe des choses. Quand je préparais mon mémoire, en 1997, Internet en était encore à ses balbutiements. Mes professeurs savaient à peine de quoi il s’agissait. J’avais bien un ordinateur, volumineux, sur lequel j’enregistrais mes chapitres sur des… disquettes ! Mais pour tout dire, j’avais fait la moitié de mes études avec une machine à écrire électrique ! Que j’adorais, d’ailleurs, et que je choyais comme mon objet le plus précieux !

À l’époque, on manipulait de lourds dictionnaires et on s’efforçait d’avoir chez soi de la documentation sur les domaines qu’on traduisaient. En cas de blocage, il fallait courir à la bibliothèque pour compulser des ouvrages spécialisés…

Autant vous dire qu’en 2005, j’ai découvert une façon complètement nouvelle de travailler, avec un aspect technique de la profession qui m’échappait totalement. J’ai dû tout apprendre sur le tas, pas à pas. Apprivoiser Internet et ses multiples possibilités, redécouvrir les fonctionnalités du simple traitement de textes, me familiariser avec d’autres formats de fichiers, me lancer à l’aveuglette dans l’utilisation des outils de TAO (traduction assistée par ordinateur), dont je ne savais absolument rien ! J’ai dû chercher des informations, lire, retenir, essayer. J’ai dû bidouiller pas mal, entre mon clavier et ma souris, tenter le coup et m’y reprendre plusieurs fois. Enfoncer les portes aussi. Réclamer des opportunités, m’avancer sans être vraiment sûre de maîtriser le côté technique, et puis y arriver à force de patience et de persévérance. Heureusement que ma motivation n’était pas financière, car les premières années n’ont pas été très rémunératrices. Là encore, le soutien de mon mari a été précieux.

Dix ans ! J’avoue que je suis fière du chemin parcouru.

En dix ans, j’ai énormément progressé. J’ai gagné en expérience. Aujourd’hui, les logiciels de traduction ne sont plus un problème, pas plus que le trou de sept années sur mon CV qui me gênait tant au début.

Je me suis spécialisée dans le domaine de la santé et de fil en aiguille, à force de travail et au prix de minutieuses vérifications, j’en suis arrivée à faire de la traduction médicale, ce que j’avais très envie de faire depuis longtemps et qui est passionnant. Très exigeant au niveau du sens et pas follement créatif au niveau de la forme, mais à la fois intéressant et stimulant.

J’ai aussi eu la chance de travailler sur plusieurs livres, notamment quatre qui portaient sur les cinémas africains et arabes, l’occasion pour moi de découvrir tout un domaine que je ne connaissais pas et d’exploiter pour une fois une veine un peu plus littéraire de mes compétences, même si on n’était pas encore dans la littérature proprement dite.

Car mon rêve depuis toujours, vous vous en doutez, c’est de faire de la traduction littéraire. Malheureusement, c’est un milieu très fermé dans lequel il est difficile d’avoir ses entrées. Mais je ne désespère pas ! Je reste convaincue que j’ai ma place dans ce milieu-là !

En tout cas, si vous avez connaissance d’une possibilité, faites-moi signe. Je suis partante…

Travailler, accomplir, se réaliser

(Crédit photo)
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18 réflexions sur “De maman au foyer à maman au clavier

  1. Coucou confrère !

    Joli parcours ! Félicitations pour ces 10 ans ! Je suis encore loin de ce chiffre mais parce que, comme toi, j’ai aussi beaucoup « couru » avant, en tant qu’étudiante, en tant que jeune travailleuse avide de plein d’expériences dans le privé ou le public, je prenais tout, tout… Et puis un jour, je suis devenue maman et comme toi, je me suis dit qu’avoir un statut d’indépendant serait le top ! Et oh que oui ! Cette flexibilité si un jour la « nounou » est absente, si on prend l’avion un mercredi, etc. Je me sens beaucoup plus près de ma famille que si je partais travailler à l’extérieur. Et pourtant, parfois je passe des dimanches à travailler…mais pas grave si un mercredi de vacances scolaires je pars me balader avec la petite.

    J’ai commencé les études en 1 997 et j’ai aussi connu les disquettes. Etudiante en lettres que j’étais (mon 1er diplôme) je me rappelle encore quand je devais rentrer sur mon île et que dans la valise Le Petit Robert prenait toute la place -et tout le poids 🙂 ! Cela a bien changé depuis… !

    Belle journée !!

    1. Gracias Margarida !
      C’est vrai qu’ils étaient lourds ces dictionnaires ! En traduction, à l’époque, en plus du Petit Robert et d’un dico des synonymes, on travaillait couramment avec un dictionnaire bilingue + un dictionnaire unilingue pour chaque langue. Imagine le poids dans les bagages ! On a vraiment gagné en mobilité et en facilité avec Internet, c’est fou !
      J’apprécie aussi énormément la flexibilité qu’offre ce métier, le fait de pouvoir se libérer quand il faut être là, quitte à prendre du travail le week-end pour compenser (j’aime tout particulièrement travailler le samedi matin très tôt, quand toute la maison dort encore), ou bien d’alterner des périodes de travail intense avec des périodes plus relax. Pour concilier vie familiale et vie professionnelle, c’est l’idéal je trouve – même s’il y a quelques inconvénients, comme le manque de vie sociale ou la difficulté de faire comprendre autour de soi qu’on est là, oui, mais qu’on n’a pas une seconde à perdre !
      Au plaisir de te lire 🙂

    1. Très intense, Illyria ! Vraiment épuisant ! Mais ça m’a beaucoup appris et ça m’a poussée à aller chercher des ressources en moi que je ne soupçonnais pas, et ça, ça continue de m’inspirer encore aujourd’hui.
      Je traduis l’anglais et l’italien vers le français – rien de bien exotique 🙂

  2. Salam ! Enfin de retour, je pourrais commenter chacun de tes articles… alors pour faire court, c’est un plaisir de retrouver, tes mots, tes couleurs, ta bulle !
    Merci pour le partage de ton parcours, tu as été très courageuse et forte de mener de front tes études et tes tout-petits ! J’en suis dans l’étape « maman au foyer » et j’espère reprendre le travail plus tard incha Allah, lequel ? Mystère…
    Tu ne nous as pas précisé de quelles langues à quelles langues, tu traduits ? Bises

    1. Salam Dija, et bon retour ! Tu titilles ma curiosité, là : dans quel domaine travailles-tu ?! Je suis curieuse de le savoir ! L’étape « maman au foyer » est parfois nécessaire et injustement dénigrée, à mon avis. Franchement quand j’ai vu les femmes de ma génération galérer (quelques années après moi : j’avais commencé un peu tôt !) pour concilier leur vie de jeune mère et leur vie professionnelle, avec les horaires, le mode de garde, les soucis, l’horloge qui court… Je me suis dit que j’avais eu beaucoup de chance de pouvoir me consacrer à mes p’tits bouts, de pouvoir leur laisser le temps de franchir les différentes étapes sans stress (à part peut-être l’aîné qui a été en crèche, forcément. Mais bon, on n’était pas trop à cheval sur les horaires et au besoin, je pouvais toujours rater les cours). Finalement, c’est un luxe d’avoir pu le faire pendant quelques années, puis d’avoir eu la possibilité de me réaliser à travers une activité qui me passionne.
      Et au fait, je traduis de l’anglais et l’italien vers le français.
      Bises.

      1. Hi hi quand je dis « mystère », c’est que moi même, je ne le sais pas !
        En fait, j’ai fait des études dans le social, puis je suis devenue agent administratif dans la fonction publique, actuellement en congé parental, mais avec un foulard sur la tête, retour improbable, donc j’aimerais trouver ma voie… D’ailleurs je suis en train de lire L »élément de Ken Robinson à ce sujet.
        J’aime beaucoup ma pause maman et je suis tout à fait d’accord avec toi, un peu comme s’il y avait un temps pour tout, être pleinement avec mes enfants avant qu’ils n’entent à l’école.
        Alors côté littérature italienne, que recommandes-tu ? C’est un univers que je ne connais pas…
        Prend soin de toi 🙂

      2. Aïe, en effet, la fonction publique c’est plutôt compromis avec un foulard sur la tête. J’aurais tendance à conseiller les métiers qui peuvent s’exercer en indépendant, ceux qui permettent au besoin de créer soi-même son propre emploi, pour ne pas être tributaire de la bonne volonté d’éventuels employeurs. Est-ce qu’il y a ce genre de possibilités dans ton domaine ?
        Par curiosité, je suis allée lire un extrait du livre dont tu parles et je trouve ça très intéressant, pour nous-mêmes et aussi pour aider nos enfants à s’orienter (une préoccupation d’actualité, chez moi). Je trouve aussi que le système scolaire nous ferme des portes alors qu’elles auraient pu nous convenir. Personnellement, je pense que j’ai la chance de faire exactement ce pour quoi j’étais faite, al-hamdoulillah. C’est déjà pas mal. J’espère que je saurai aider mes enfants à trouver leur propre voie. Et j’espère aussi que tu vas trouver la tienne. Tu me tiens au courant ?
        Côté littérature italienne, j’avoue que je ne lis plus rien dans cette langue depuis longtemps, malheureusement. Pourtant cette langue était mon grand amour linguistique et je m’y sentais comme à la maison ! A part les classiques, je ne suis plus du tout à la page ! D’ailleurs, tu me donnes envie d’aller voir ce qui se fait de nouveau du côté de la langue de Dante…
        Bises Dija, à bientôt 🙂

  3. Merci pour le retour sur les moments clés de ton parcours Marie. Je m’étais toujours demandé comment tu étais devenue traductrice. J’ai ma réponse je crois.
    Je crois que c’est important de trouver sa voie mais qu’il faut aussi savoir se donner du temps pour la trouver.
    Douces pensées de Paris

    1. C’est drôle, qu’est-ce tu trouvais énigmatique dans le fait que je sois traductrice ?
      En fait, cette voie-là était toute tracée pour moi et je n’ai fait que la suivre : des facilités en langues étrangères, une passion pour les mots, des aptitudes en français aussi, et puis une grande curiosité qui avait vraiment besoin d’un métier où on apprend sans cesse. Ah oui, j’allais oublier aussi : depuis ma plus tendre enfance, je rêvais de taper à la machine (comme maman) !!! Au moment de choisir mon orientation, j’ai eu connaissance d’une école de traduction à Bruxelles et me voilà partie loin de ma Provence !
      Bises de Tanger

      1. Je me demandais juste si c’était ton métier ou si tu avais choisi cette voie pour travailler de chez toi et être de ce fait plus proches de tes enfants. Grosses bises Marie

      2. Non, non, c’était bien mon métier à la base. Un métier de l’écriture qui était comme une évidence pour moi – et sans doute pour mon entourage aussi puisque c’est l’une de mes tantes qui m’en avait parlé et m’avait fait parvenir la documentation de l’école, à Bruxelles. C’est vrai que ça tombe plutôt bien par rapport à ma grande famille. Ça m’évite d’avoir à choisir. Je peux cumuler les deux aspects sans trop de difficultés.
        Bises tangéroises, Marie.

  4. Super intéressant d’en lire un peu plus sur ton parcours ! Et puis de belles perspectives qui montrent que le travail ce n’est pas que salarié derrière un bureau et une pointeuse 😉

    1. Nooon ! Le travail, ce n’est pas QUE salarié, c’est clair. Il existe d’autres possibilités (D’ailleurs, est-ce que tu ne travailles pas toi-même en freelance, Petite Yaye ?!). En tout cas, je trouve que mon parcours montre à deux reprises qu’il ne faut pas baisser les bras devant la difficulté. Et que même avec un grand blanc de plusieurs années sur son CV, on peut rebondir et démarrer quelque chose. Si j’avais tenu compte les deux fois des avis alarmés autour de moi, je n’aurais rien fait !

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