La promesse de l’aube – Romain Gary

À l’origine, je voulais juste occuper mes dernières journées de vacances sans pour autant entamer tout de suite la petite pile d’ouvrages que j’avais ramenés dans mes bagages.

Ceux-là, je les avais choisis avec soin et pour les lire, je voulais de meilleures conditions que celles chaotiques d’une fin d’été, avec une maison sens dessus dessous, des valises à vider, des chambres à réorganiser, des montagnes de draps et de couvertures à laver (à croire que j’ai un hôtel !)…

Non, ces livres-là, j’avais envie de les savourer dans une maison redevenue propre et sereine. Il me fallait autre chose.

J’ai donc tendu la main vers la première étagère venue et elle a rencontré La promesse de l’aube, un livre que l’un de mes enfants avait dû lire en classe. Le titre me disait vaguement quelque chose. Le nom de l’auteur aussi. J’avais dû en entendre parler à l’école, il y a fort longtemps et, bien que je ne sois pas spécialement emballée, j’ai commencé à lire… Et contre toute attente, je ne l’ai plus lâché pendant deux jours !

Lecture de rentrée

Dans La promesse de l’aube, Romain Gary nous décrit sa relation avec sa mère, un personnage hors du commun. Celle-ci, artiste russe inaccomplie, a décidé que son fils serait « quelqu’un » et met tout en œuvre, absolument tout, pour que ce projet aboutisse. De Vilnius à Nice, en passant par Varsovie, rien ne résiste à cette mère tenace qui « sait » que son fils deviendra « Ambassadeur de France, chevalier de la Légion d’honneur, grand auteur dramatique » et, comble de la réussite,… « Il s’habillera à Londres ! ».

Quelques années plus tard, au moment où l’auteur écrit ces lignes, il est « Consul général de France, compagnon de la Libération, officier de la Légion d’honneur » et bien sûr, un écrivain reconnu.

« Et qu’on ne s’y trompe pas : je m’habille à Londres, » dit-il. « J’ai horreur de la coupe anglaise, mais je n’ai pas le choix. »

Je ne sais pas pourquoi, j’ai été complètement fascinée par cette relation — par cette mère aux ambitions étouffantes d’un côté, et par ce fils totalement dévoué aux rêves que sa mère avait faits pour lui. De telles attentes sur vos épaules, ce doit être bien lourd à porter. Et en même temps, voir une telle confiance en vous dans les yeux qui vous élèvent, ça doit donner des ailes. On doit se sentir capable de déplacer des montagnes !

*****

Si ce livre traîne sur l’une de vos étagères, n’hésitez pas à l’ouvrir…

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6 réflexions sur “La promesse de l’aube – Romain Gary

  1. J’Aime beaucoup quand tu donnes ton avis sur tes lectures.Celui là je ne le connais pas j’aime beaucoup son titre…Bon courage pour ton grand rangement de rentrée…des couvertures propres c’est essentiel pour bien passer l’hiver😉

    1. Mais oui, Clarisse ! Des couvertures propres, c’est essentiel ici en hiver ! 🙂
      J’avais tout lavé avant de partir, en prévision des visites estivales (et vu où j’habite, tu imagines aisément le passage qu’il peut y avoir chez moi pendant l’été, que je soit là ou pas d’ailleurs !), mais j’ai eu quelques surprises à mon retour 😦
      Maintenant j’attends le soleil pour tout lessiver !

Petits mots et longs discours, c'est par ici...

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