Parfois, la vie est un parcours d’obstacles

Quand elle est arrivée, l’autre jour, les yeux gonflés et enduits de pommade, j’ai bien vu que quelque chose n’allait pas.

Elle, c’est ma femme de ménage. Appelons-la Basma. Je ne vous ai jamais parlé d’elle et pourtant, elle tient une grande place dans mon quotidien. Je lui dois clairement une grande partie de ma sérénité retrouvée tandis qu’elle expédie avec légèreté les tâches que je n’arrivais plus à assumer toute seule.

Basma vient trois fois par semaine. Trois matinées. Avant, elle venait tous les matins, du lundi au vendredi, mais on a dû changer ça par la suite.

Basma arrive toujours tranquillement à l’heure qu’elle veut, papillonne dans toutes les pièces selon son bon plaisir, s’affaire à droite à gauche aux tâches qu’elle juge nécessaires… Je ne suis pas très exigeante. Du moment que c’est relativement propre quand elle s’en va, ça me va. Je ne veux pas l’embêter.

Basma est une gentille fille ; une fille honnête et simple, qui sourit tout le temps et ne se plaint jamais. J’ai beau chercher, je ne me souviens pas l’avoir jamais entendue souffler. Pas une fois. Même pas la semaine qui a suivi le décès de son petit garçon.

Il avait treize mois mais paraissait en avoir six. Il passait ses journées couché, à dormir et à sourire. Elle l’avait emmené chez toutes sortes de médecin, voyant bien qu’il ne grandissait pas, qu’il ne tenait pas sa tête, qu’il ne s’asseyait pas… Je n’ai jamais vraiment compris si les médecins n’avaient rien vu d’anormal ou si, au contraire, ils avaient vu qu’il n’y avait rien à faire et l’avaient laissée repartir chez elle avec son enfant condamné, sans prendre la peine de lui dire ce qu’il en était. C’est du domaine du possible, ici, croyez-moi ! Ici, la médecine du pauvre ne s’embarrasse pas d’expliquer. Elle griffonne des ordonnances et renvoie les gens chez eux, ruminer leurs questions et leurs inquiétudes.

« De l’eau dans le cerveau », qu’est-ce que ça signifie, au juste ? De quelle maladie s’agissait-il ? D’une anomalie génétique ? D’une tumeur cancéreuse ? D’un virus ? Est-ce qu’il y avait quelque chose à faire ? Est-ce qu’on aurait pu le sauver ? Est-ce qu’il y avait un risque pour les enfants à venir ?… J’ai du mal à comprendre qu’on puisse se contenter d’une explication aussi sommaire que « de l’eau dans le cerveau », mais pourtant c’est le cas.

Basma ne savait pas pourquoi son enfant était mort. Il était mort, c’est tout. C’était son destin. Et son destin à elle, Basma, c’était de continuer et de se montrer forte, comme toute femme marocaine qui se respecte.

Une semaine seulement après le drame, Basma reprenait déjà du service en me disant que ça lui occuperait la tête – ce que je n’avais aucun mal à croire. Le premier jour, je l’ai retrouvée profondément endormie sur le lit d’un de mes enfants… Puis, elle a repris du poil de la bête. Elle a apprivoisé sa douleur et a recommencé à travailler comme avant, en y mettant tout son cœur. Même si je l’entendais parfois renifler dans mon dos tandis qu’elle faisait le sol. Même si elle arrivait souvent en retard le matin, les yeux rouges et gonflés, sa djellaba maculée de terre. J’ai fini par comprendre que le cimetière était sur son chemin.

Comme j’ai pu, avec mon darija imparfait, j’ai essayé de lui dire qu’il était bien normal qu’elle soit triste, qu’elle n’avait pas à en avoir honte, qu’il fallait du temps pour que cette douleur s’apaise…

Les mois ont passé, doucement. La vie a repris son cours. Au fil de nos discussions, j’ai découvert peu à peu à quoi ressemblait la vie de Basma. Sa fille aînée, coquette, très exigeante du haut de ses huit ans. Son mari, gentil mais pas très aidant, et malade de surcroît, obligé parfois de rester plusieurs jours sans travailler, et donc sans être payé – un coup dur pour un ouvrier dont le salaire n’atteint pas les 2.000 dirhams par mois (= 200 € !!!).

Et puis la maison familiale où elle occupait au rez-de-chaussée deux pièces sans fenêtres. Le puits d’air entre les différents étages, le bruit qui monte et dérange, l’impossibilité pour elle de faire quoi que ce soit tant qu’on dort encore là-haut. Son frère désœuvré au second, avec sa femme. Son père diabétique au premier, aveugle et pratiquement grabataire, incontinent. Sa mère épuisée. Le linge à laver à la main. Tous les jours. Par tous les temps. Le linge qui ne sèche pas en hiver. Et les couvertures, si lourdes à manipuler quand elles sont mouillées. De plus en plus lourdes à mesure que le ventre de Basma s’arrondissait à nouveau.

Une petite fille est bientôt arrivée. Basma s’est faite remplacer par l’une de ses nombreuses sœurs pendant toute une année, puis a fini par revenir malgré la fatigue qui l’accablait. Son mari était de plus en plus souvent alité pour ses problèmes de dos ; elle avait besoin de travailler.

Mais c’était compliqué. Basma était elle-même épuisée. À un an, sa petite fille ne faisait toujours pas ses nuits et pleurait sans arrêt, son père était de plus en plus dépendant, sa mère de moins en moins capable de l’aider avec la petite, tandis que sa belle-sœur du deuxième étage voulait bien, elle, mais contre rémunération ! S’absenter trois heures chaque matin relevait du défi. C’est là qu’on est passées de cinq matinées à trois. Ça ne m’arrangeait pas, mais comment lui dire non ?

Ça fait un an qu’elle est revenue. Ça fait un an que je la vois arriver les traits tirés, les yeux cernés. Sa petite fille a maintenant deux ans. Elle ne dort toujours pas la nuit. Elle pique des colères incompréhensibles à tout bout de champ. Elle ne tolère aucune présence inhabituelle, aucun changement dans son environnement, et encore moins de changer d’environnement. Depuis des mois, Basma ne dort plus, ne sort plus, ne va plus nulle part. Plus que tout, elle redoute le regard des autres sur cette enfant si difficile qui ne semble pas l’entendre quand elle essaye de la calmer.

« Elle n’entend pas ». C’est ce que Basma et son mari ont fini par se dire, complètement désarmés par le comportement de leur fille. Si elle ne réagit pas quand on l’appelle, c’est donc qu’elle est sourde…

Alors, comme pour leur petit garçon, il y a trois ans, ils se sont mis à arpenter les couloirs des hôpitaux publics, en quête de réponses. Ils ont supporté les longues heures d’attente, la promiscuité, le personnel dédaigneux, les regards agacés lancés à leur fille qui hurlait dans leurs bras. Ils l’ont emmenée passer des examens à n’en plus finir, tout en se préparant doucement à l’idée d’élever une petite fille malentendante.

L’autre matin, quand elle est arrivée les yeux gonflés et rouges d’avoir pleuré, je m’attendais à ce qu’elle m’annonce que la surdité de sa fille avait été confirmée. Mais ce n’était pas ça. La veille, elle avait vu un autre médecin, un pédopsychiatre cette fois, qui lui avait donné un tout autre diagnostic. Basma appelle ça « ces enfants qui vivent tous seuls dans leur monde ».

Bleu Chaouen

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18 réflexions sur “Parfois, la vie est un parcours d’obstacles

  1. j’ai eu envie de dire en te lisant: mon Dieu… oui le mien le votre celui qui laisse faire tant de souffrance ou peutetre n’est ce pas Dieu mais juste les hommes,les medecins devant tant de pudeur de resignation de force aussi pour ne pas sombrer apres tant de miseres morales et physiques force le respect quand tant de personnes se plaignent pour un rien j’espere que cette petite fille saura trouver la lumiere qu’elle sortira de son monde et que sa maman aura un jour moins de souffrance. on se sent impuissant devant tant de misere et si chanceux dans nos pays favorises… bonne soiree Marie

    1. Mon Dieu… Oui, c’est aussi ce que je dis, Catherine, en voyant toutes ces difficultés s’accumuler dans la vie d’une seule personne. Mon Dieu, pourquoi ?… Pourtant dans ma foi, on ne dit pas que Dieu « laisse faire » tout ça, mais qu’il le « décrète ». Même si ça peut paraître cruel, c’est sa volonté, pour éprouver les hommes dans une vie qui n’est pas une finalité mais seulement un passage, vers une éternité qu’on peut choisir de rendre belle et heureuse. C’est ce à quoi je crois, et je sais que Basma, même si elle n’a pas les mots pour l’exprimer, le ressent aussi comme ça. Elle n’est ni révoltée ni en colère de ce qui lui arrive. En fait, elle est plutôt soulagée d’avoir un début d’explication et de comprendre que ce n’est pas de sa faute !
      Non, comme elle, je n’ai pas de colère contre Dieu, mais j’en ai contre ces médecins qui prennent les pauvres gens de haut et leur dispensent au compte-gouttes, à prix d’or, des informations pourtant essentielles pour leur santé. Ça me révolte qu’on puisse ainsi laisser dans le brouillard des personnes démunies qui n’ont pas la possibilité d’aller chercher elles-mêmes des informations, car pour ça, il faut savoir lire un minimum. C’est là que ma sensibilité européenne (et musulmane aussi, en fait) entre en collision avec un système en place, une façon de faire qui me scandalise !
      Merci de ton intervention, Catherine. Belle journée 🙂

    1. C’est vrai qu’il y a ici beaucoup de gens, beaucoup de femmes surtout, qui vivent des situations très difficiles, impossibles à imaginer de l’autre côté de la Méditerranée. La société marocaine n’est pas des plus tendres, hein ?!
      Merci de ton passage et bienvenue par ici 🙂

      1. Et non malheureusement le Maroc sans argent c ps les milles et une nuit ! Maintenant un enfant autiste au Maroc dans les hôpitaux publics ça va pas être facile ! En espérant qu’il y a des associations !

      2. Oui, il y en a ! Je pense que l’épouse du Roi est active dans ce domaine et que ça bouge bien à ce niveau-là. « Basma » a déjà été orientée vers un centre pour enfants autistes qui pourra prendre sa fille en charge quelques heures par jour dès l’âge de trois ans. Là-bas, elle a pu rencontrer d’autres mamans et voir des enfants plus âgés qui ont le même comportement que sa fille. Elle avait l’air rassurée de savoir qu’elle n’était pas seule dans ce cas. Ce qui semble l’avoir le plus frappée, dans ce centre, c’est qu’il y avait aussi des gens riches qui venaient chercher leurs enfants et qui étaient tout aussi désemparés que les pauvres ! Je crois qu’elle n’imaginais pas que les riches puissent avoir ce genre de difficultés !

  2. Très beau texte. Je suis d’origine marocaine, et il est vrai que j’ai vu beaucoup de Basma au Maroc qui avancent malgré tout, étourdies par les coups de la vie qui s’acharnent. Ces femmes forcent le respect. J’ai reconnu à travers ton texte ce fatalisme ambiant au Maroc, cette résignation face aux difficultés. Le fatalisme ne relève, à mon sens, pas de l’Islam, malgré les idées reçues. Il peut devenir même assez pervers je trouve, quand il devient une façon de se décharger de sa responsabilité sur le compte du destin! Bien sur qu’il ne faut pas s’indigner des épreuves qu’on reçoit! En tant que croyant on est forcement éprouvé de différentes manières.La pauvreté n’est pas une fatalité à laquelle il faut se résigner, c’est une défaillance de la société qu’il faut régler! Elle peut-être une épreuve d’Allah bien sur, mais c’est aussi le fait des hommes.
    « En vérité, Allah ne modifie point l’état d’un peuple, tant que les gens le composant ne modifient pas ce qui est en eux-mêmes »
    (Sourate Ar Ra’d verset 11) Malheureusement il y a énormément de chose à changer au Maroc, à commencer par le système de santé et les gens qui y travail!

    1. Je suis tellement d’accord avec toi ! Accepter qu’il y a des choses sur lesquelles nous n’avons pas de prise ne veut pas dire se décharger de ses responsabilités et laisser perdurer des situations qu’on devraient pourtant être les premiers à combattre. La pauvreté n’est ni une fatalité, ni une tare. On devrait tous œuvrer pour des sociétés plus justes, plus respectueuses de chacun. Malheureusement, dans des pays comme le Maroc, ceux qui ont les moyens d’agir pour changer les choses n’ont aucun intérêt à ce qu’elles changent ! Dans une société plus équitable, ils perdraient tous leurs privilèges !
      Et puis la mort et la maladie existent partout, mais force est de constater que les gens qui sont affectés ne sont pas traités partout avec les mêmes égards, et ça, c’est profondément révoltant. 😦
      Oui, il y a du boulot, malheureusement…

  3. Que de douleur pour cette femme et sa famille. Mais c’est elle qui semble porter seule le poids de la vie et de ses tragédies.
    L’histoire de Basma me rappelle celle d’une connaissance égyptienne. Son premier fils avait une malformation et il est décédé a un an. Un problème de consanguinité, dont ils se sont rendus-compte une fois en Irlande (elle avait épousé son cousin). Elle a ensuite eu une petite fille. Et deux ans après elle est tombée à nouveau enceinte, demandant de savoir le sexe du bébé avant la naissance, car les médecins lui avaient dit que tous les garçons qu’elle mettrait au monde mourraient dans leur première année. En Irlande l’avortement est interdit sauf quand la santé de la maman ou de l’enfant est en jeu. Ils lui ont dit que c’était un garçon mais ils ont catégoriquement refusé l’avortement. Elle a accouché d’un garçon, qui est décédé une semaine plus tard.

    Pour en revenir à Basma, ce qui me choque le plus c’est l’attitude des médecins. Comment peut-on faire ça à un être humain? Comment peut-on laisser quelqu’un repartir avec son enfant, que l’on sait condamné?
    Que Dieu la garde et la protège, qu’elle rencontre sur son chemin des personnes intelligentes et humaines qui pourront lui venir en aide et faire que la vie de sa petite fille soit la plus douce possible.

    Cette histoire fait beaucoup réfléchir Marie. Merci.

    1. C’est dramatique cette histoire, Marie. Je ne suis pas « pour » l’avortement d’une façon générale, mais dans certains cas comme celui-ci, où l’enfant est de toute façon condamné, j’admets que ça peut éviter beaucoup de souffrance à tout le monde. Surtout quand on le sait depuis le début et qu’on peut agir très tôt dans la grossesse. Je pense que dans tous les cas, le traumatisme est là et qu’aucune option n’est facile pour ces parents.
      Je connais aussi une personne (un femme que j’estime profondément d’ailleurs) porteuse d’une anomalie génétique qui se transmet aux garçons uniquement. Il y a quelques années, elle a perdu un premier fils âgé de quelques mois. Le problème, c’est que dans le contexte marocain où les médecins sont réticents à donner des informations ou même à creuser pour trouver les causes, le décès n’a pas reçu d’explication. Résultat, c’est quand son deuxième fils a commencé à développer les mêmes symptômes qu’un diagnostic a été posé. Cet enfant ne vit aujourd’hui que grâce aux injections mensuelles qu’on lui fait et les contraintes de la maladie sont lourdes pour ses parents. Sachant ce qu’ils endurent, je ne suis pas sûre qu’ils auraient risqué une grossesse s’ils en avaient connu les risques.

      Basma va bien pour le moment. Elle est contente parce que sa fille, enfin diagnostiquée, prend maintenant des neuroleptiques et dort enfin la nuit. Ce n’était jamais arrivé avant ! Par contre, elle est inquiète pour son père qui est à présent « en dialyse », conséquence d’un diabète détecté tardivement et peut-être pris un peu à la légère. Elle me dit : « on ne savait pas qu’il allait être malade comme ça. On croyait qu’il allait juste continuer à prendre ses médicaments et faire plus ou moins son régime, et voilà ! On était pas inquiets » !!! Là encore, le manque d’informations aura eu des conséquences dramatiques avec un homme qui menace de mourir empoisonné par son propre sang tous les 4 jours parce qu’il n’a pas assez d’argent pour payer sa séance de dialyse…
      Tout ça est d’un triste 😦

  4. Merci de partager cette histoire et une fenetre sur une autre culture. Ma mere a vecu au Maroc +20ans (evacuee de la guerre d’espagne) jusqu’a fin annees 60, la condition des pauvres et des femmes ne semblent pas avoir bcp evolue.

    1. Non, c’est vrai que la condition des pauvres, et des femmes pauvres surtout, n’évolue pas tellement, et c’est assez révoltant quand on voit que d’autres domaines avancent très vite. C’est une société à deux vitesses et personnellement, j’ai beaucoup de mal avec ça.
      Merci de ton passage.

    1. Une histoire vraie qui donne effectivement à réfléchir. Quand j’écoute Basma, je me dis que décidément, j’ai beaucoup de « chance » al-hamdoulillah. Comment se plaindre après ça ?! Et c’est vrai que ce sujet a suscité des commentaires très fournis.
      Bises Dija. J’espère que tu vas bien ainsi que ta petite famille. En vacances, peut-être ?

  5. Quelle situation terrible, j’admire ces femmes qui vivent des épreuves difficiles et qui continuent à avancer, souvent avec le sourire, sans jamais se plaindre…et en même temps comment ne pas se sentir révolté par tant de misère…Hélas c’est souvent sur les plus pauvres que s’acharne la maladie ici,car l’accès aux soin est tellement inégale et les médecins parfois peu scrupuleux,mais pas tous.C’est bien que Basma ait trouvé une association pour l’aider et aider sa fille.
    c’est bien que tu puisses parler avec Basma, ce n’est pas toujours évident d’avoir des relations apaisées avec sa femme de ménage…elle a de la chance de travailler chez toi car certaines familles n’ont pas de pitié.Tu dois d’ailleurs être une lueur d’espoir à laquelle elle se raccroche.Hamdoullilah, c’est aussi cela la foi musulmane remercier Dieu du positif qu’il nous donne chaque jour,pouvoir garder l’espoir même quand c’est difficile et pouvoir contribuer à cet espoir.A bientôt Marie.

    1. Hhhh ! Je crois qu’en effet, elle se plaît bien chez moi !!! Et avec toutes les histoires que j’ai entendues sur la façon dont certaines familles ici traitent leurs employées de maison, je n’ai aucun mal à comprendre pourquoi ! Mais bon, j’ai pas été élevée comme ça. En Europe, quoi qu’on en dise, on a quand même grandi avec une vision plus égalitaire de la société. Moi, je vois ça plutôt comme un échange de bons procédés : elle m’aide en me déchargeant des tâches que je ne peux pas assumer, et je l’aide en lui procurant un revenu. C’est un échange et en aucun cas une relation de domination !!! Comme je l’ai certainement déjà dit ailleurs sur ce blog, j’ai énormément d’estime pour ces gens qui se lèvent tôt chaque matin afin d’aller gagner « trois sous » à la sueur de leur front. Je trouve qu’ils ont beaucoup de mérite là où d’autres se contentent de tendre la main.
      Et pour en revenir à « Basma », je me rends compte qu’elle ne se projette pas tellement dans l’avenir, comme on le ferait peut-être nous-mêmes en pareille circonstance. Pour le moment, elle ne se préoccupe pas de savoir à quoi ressemblera la vie de sa fille dans quelques années, quel degré d’autonomie elle pourra avoir, etc. Ce qui lui importe, c’est ce qu’elle vit au présent, le fait que la petite dorme et soit plus calme grâce aux médicaments, le fait de savoir que ce n’est pas de sa faute à elle. Pour le moment, je la vois plus soulagée qu’inquiète.
      A bientôt Clarisse. Merci d’être passée 🙂

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