Entre espoir et désespoir

…j’oscille.

Les nerfs à fleur de peau, les larmes au bord des yeux, je traverse ces jours mornes, telle un funambule sur un fil de soie.

Malmenée aux quatre vents, celui du sud et celui du nord, celui de l’Ouest et celui de l’Orient, je garde de justesse un bien précaire équilibre, menaçant à chaque instant de tomber là où tout est sombre, là où tout est noir.

La violence des uns me transperce le cœur. Les préjugés des autres me désespèrent. Le vent ballotte le fil fragile où je me tiens.

La violence des uns me broie. Me déchiquette. Me pulvérise. Encore et encore. Je ne la comprends pas, cette violence. Je ne l’accepte pas. Je voudrais leur hurler d’arrêter ça. Je voudrais pouvoir pousser un cri qui résonne dans toute la planète. Un cri qui leur retourne les tripes, à ces bêtes sauvages, qui leur fasse entendre raison. Mais je ne suis qu’une toute petite voix qui se perd dans le vacarme…

Quant aux autres, avec leurs discours politiquement corrects, ceux qui viennent nous dire qu’on se serre les coudes, mais que quand même, vous devriez être un peu moins visibles, vous fondre un peu plus dans le décor

Nous sommes le décor, Messieurs-Dames ! Nous en faisons partie, nous aussi, même si la nuance de couleur que nous apportons ne vous plaît pas. Il va bien falloir faire avec. Il va falloir que vos yeux s’habituent, parce que contrairement à ce que vous vous employez à dire, nous ne sommes pas d’ailleurs.

À ceux-là aussi, je voudrais crier mon ras-le-bol. Je voudrais leur dire d’arrêter de nous rebattre les oreilles avec des débats qui n’ont pas lieu d’être. D’arrêter de sortir de leurs chapeaux à polémiques les sujets bateaux qui leur garantiront l’audimat.

Par pitié, lâchez-nous avec la viande halal dans les cantines ! Personne ne demande ça, j’en suis sûre. C’est complètement idiot de débattre là-dessus.

Par pitié, lâchez-nous avec le foulard. Acceptez, je vous en prie, une fois pour toutes, que le voile est notre choix et notre droit. Au pays des droits de l’homme, chacun/e ne devrait-il/elle pas pouvoir s’habiller comme bon lui semble? Quels pays réglementent la tenue vestimentaire de leurs citoyens, je vous le demande? Interdire, pour moi, ce n’est pas tellement mieux qu’obliger…

En rentrantLe voile fait partie de notre pratique religieuse. Pour la plupart d’entre nous, il est un engagement pris devant Dieu et pas autre chose. Pourquoi est-ce si difficile à concevoir pour vous? Les religieuses chrétiennes aussi s’engagent en religion en « prenant le voile ». C’est pareil. C’est comme une promesse faite à Dieu. Pour moi, cette promesse est importante, mais pour vous, c’est juste un bout de tissu. En quoi vous dérange-t-il, concrètement?

Franchement, est-ce qu’on ne pourrait pas passer à autre chose?

Je suis fatiguée d’entendre dire de nous tout et n’importe quoi. Je n’en peux plus de cette soupe de clichés qu’on nous sert invariablement à la moindre occasion et qui est à mille lieues de ce que je suis.

Je me dis qu’il faudrait qu’on soit plein de petites voix à travers le monde, qu’on unisse nos mains et toute la force de nos poumons pour parvenir à briser le mur du son, et se faire entendre des uns et des autres.

Et puis je me souviens que nous sommes plein de petites voix, que nous n’avons de cesse de nous élever pour dire toute notre horreur et notre indignation. Que nous n’avons de cesse de dire qui nous sommes et de le montrer aussi autour de nous, jour après jour. Je me souviens aussi que nous sommes unis. Je me souviens de toutes ces belles réactions que j’ai vues et lues un peu partout ces derniers jours, et qui prouvent que certains nous entendent malgré tout. Alors, je me prends à espérer à nouveau.

Jusqu’à ce que je retombe sur un énième article, un énième reportage, une énième soupe de clichés qui me renvoie une fois de plus derrière le même mur d’incompréhension.

Parfois, je me dis qu’on n’y arrivera jamais. Que quoi qu’on fasse, on se heurtera toujours à ce mur-là.

Parfois, j’ai envie de me faire toute petite et de me terrer dans ma tanière; de fermer tous mes accès, toutes mes issues, et de rester en dehors de ce monde.

Pourtant, il y a quelque chose au fond de moi qui me dit de ne pas abandonner. Qui me dit que je n’ai pas le choix, que je dois continuer vaille que vaille à répéter les mêmes choses à ma toute petite échelle, même si ça ne sert à rien; que je dois continuer à occuper l’espace d’expression qui est le mien.

Quelque chose me dit qu’il ne faut pas lâcher sur ce terrain-là, qu’on ne peut pas laisser les uns et les autres avoir le dernier mot et dire de nous ce que nous ne sommes pas.

L’Islam est paix.

Et moi, Musulmane, je suis telle que vous me voyez ici, un papillon à plume épris de culture et de liberté…

Je suis un papillon à plume...

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10 réflexions sur “Entre espoir et désespoir

  1. Salam alaykoum Marie !
    Par moment, je me sens accablée de tristesse quand je vois l’état du monde, et je me ressaisis hamduliLlah.
    Le problème, c’est que tant qu’on fera croire aux gens que c’est un problème religieux ou de civilisation alors que c’est politique, on n’en sortira jamais…
    Le problème, c’est que tant qu’on ira bombarder des peuples qui ne nous ont rien fait et semer le chaos, sous prétexte fallacieux humanitaire de droit de l’homme, on n’en sortira jamais…
    Le problème, c’est que tant qu’on aura des beaux et heureux discours d’égalité suivi de pratiques injustes et discriminantes, on n’en sortira jamais…
    Etc etc
    La haine ne vient pas de nulle part, comprendre les causes, ce n’est pas la justifier, au contraire, car on n’éradique pas une maladie si on la diagnostic mal ou si on s’attaque aux symptômes.
    A ce sujet, Michel Collon tient un discours intègre et pacifique, il m’a donné à comprendre l’histoire et le monde.
    En fait, en prenant de la distance, je réalise que tout cela n’est qu’une petite page de l’Histoire de l’humanité, c’est aussi le destin, et que l’important c’est d’oeuvrer à notre niveau, de toujours essayer de s’améliorer (que c’est dur!), d’être droit, humble et reconnaissant, de garder confiance et courage dans les épreuves.
    Merci pour ton billet, merci pour l’échange, merci pour ton blog où l’ont peut nous aussi crier notre espoir et notre amour !
    Bises, prend soin de toi et de tes proches, et que Dieu nous préserve.
    😊 😊 😊

    1. Tout à fait d’accord, Dija! Il y a des causes à la violence, à la fois à l’intérieur et à l’extérieur. Il y a des conflits injustes que l’on laisse faire et d’autres que l’on envenime (et que dire des conséquences encore actuelles des processus de décolonisation, des frontières décidées par les colons « sortant » et des marionnettes placées par eux à la tête des nouveaux états créés de toute pièce?). A l’intérieur, il y a des discriminations et puis un discours sur les Musulmans qui globalement maintient le flou dans la tête des gens en mélangeant systématiquement ce qui relève vraiment de la pratique religieuse avec toutes sortes de problèmes sociaux et les pratiques culturelles de certains (contraires à l’Islam, parfois!). La soupe habituelle, quoi. C’est récurrent dans les débats télévisés, et ça fait 20 ans que je vois ça : on commence un débat très sérieux autour de l’Islam de France (je dis bien DE et non pas EN… Il y en aurait des choses intéressantes à dire pourtant. Non ?!) et on se retrouve à évoquer les mariages forcés et la délinquance dans les banlieues… Affligeant!
      Je suis allée voir rapidement qui était Michel Collon et je pense que je retournerai en lire plus parce qu’effectivement, c’est intéressant. Tu as raison de regarder tout ça dans une perspective historique plus large. Quand on s’intéresse à l’Histoire, on sait que rien n’est figé mais que tout est en perpétuelle évolution. Les peuples se rencontrent, s’influencent, se mélangent, évoluent… C’est comme ça depuis la nuit des temps. Certains feraient bien de s’en souvenir, parfois, au lieu de se cramponner comme des perdus à un monde qui n’existe plus.
      Œuvrer à notre niveau, oui, c’est bien le mieux à faire. Être « le changement que tu veux voir dans le monde », selon une citation de Gandhi sur laquelle je suis tombée récemment et qui m’inspire assez. Si chacun balaye déjà devant sa porte, le monde sera peut-être plus propre 🙂
      Merci à toi d’être là, toujours fidèle.
      Bises

  2. Comme ça doit être délicat à vivre Marie. Je dois évoluer dans un univers ouaté car toute cette violence des mots, des propos liés à la religion, je ne les vois pas encore autour de moi.

    Oui on parle un peu du voile, mais j’y vois la peur du voile intégral. Quant à la cantine, je ne vois même pas pourquoi on en discute encore.
    Pour moi les problèmes sont ailleurs. Le fanatisme religieux, quelque qu’il soit est une tragédie humaine. Il fait des victimes des deux côtés. L’embrigadement des jeunes est à mon avis le problème majeur. Comment des jeunes gens peuvent en arriver là?
    Car on a beau dire qu’il s’agit de monstres, Même si leur folie dépasse tout entendement, ce sont des êtres humains…Notre société a créé la haine en eux. Pourquoi tant de haine et si peu d’attrait pour la vie?

    J’espère qu’avec le temps, avec l’implication des différents représentants religieux, les amalgames disparaitront. Et que les Musulmans du monde entier pourront vivre en paix.

    Affectueuses pensées en ces périodes troublantes et délicates.

    1. Marie, j’avoue que ton commentaire, lu il y a plusieurs jours déjà, m’a beaucoup fait réfléchir; d’autant que, comme tu le sais, c’est de loin que j’observe ce qui se passe en Europe. Quand je suis en France ou en Belgique pour passer l’été, je constate à chaque fois que les gens sont charmants et polis, et concrètement, je n’ai jamais eu de problème par rapport à mon foulard (en tout cas plus depuis que je ne vis plus là-bas). Je me suis vraiment remise en question: suis-je parano?! Ou bien est-ce que je demande trop, peut-être, alors que je constate moi-même des progrès?!
      Le truc c’est que ce n’est pas à ce niveau-là que ça se passe. Pas dans la rue. Pas au niveau des gens comme toi et moi. Et les derniers événements ont bien montré, cette fois encore, qu’il y avait beaucoup de tolérance et de fraternité dans la population.
      Non, je trouve que c’est au niveau du discours politique et médiatique qu’il y a un problème récurrent – et ça fait 20 ans que j’assiste à ça. Comme je l’ai dit dans un autre commentaire, dès qu’il s’agit de l’Islam, on a rarement un discours clair qui s’en tient à ce qui relève vraiment du religieux. Systématiquement, on va glisser sur les problèmes sociaux d’une certaine population, sur des pratiques culturelles d’un autre âge et toutes sortes de dérives qui ne sont pas du tout prescrites par l’Islam (comme les mariages forcés, l’excision, etc.), de sorte que le Français lambda devant sa télé a bien du mal à s’y retrouver.
      Cette façon de traiter les choses n’a de cesse de m’affliger, d’abord parce que je ne me reconnais pas du tout dans ce dont on parle, et aussi parce que je trouve qu’elle entretient des peurs et des réticences qu’on aurait pu écarter depuis longtemps, sans ça. Il a des gens – dont je faisais partie quand je vivais en Europe et dont je fais toujours partie d’une certaine manière – qui s’emploient jour après jour, de par leur attitude, de par le soin qu’ils apportent à leurs relations de voisinage, de par le soin qu’ils apportent à l’éducation et au bon comportement de leurs enfants en société, à promouvoir autour d’eux une meilleure image de l’Islam. Mais il suffit de quelques raccourcis chocs au journal de 20h pour anéantir tous ces petits efforts quotidiens.
      Le jour où j’ai écrit ces lignes, Marie, j’avais vraiment le vague à l’âme. J’avais assisté la veille au genre de « débat » affligeant dont je viens de te parler et dans lequel on opposait les fameuses « valeurs » de la France à je ne sais pas trop quoi qui serait en contradiction (?!); dans un sujet sur la violence faite aux femmes, j’avais vu la journaliste goupiller un enchaînement parfait sur certains prêches dans certaines mosquées qui inciteraient à la violence conjugale (allez, on en rajoute une couche pour ceux qui n’auraient pas encore compris que ces gens-là sont des brutes!!!) et pour couronner le tout, l’un de mes proches, quelqu’un que j’aime vraiment beaucoup et qui me côtoie voilée depuis 20 ans sans que cela n’ait jamais été un problème, a partagé sur un fameux réseau social un article du Monde qui recommandait entre autres aux femmes musulmanes de se dévoiler massivement pour bien signifier qu’elles se désolidarisaient des terroristes. Ça m’a beaucoup chagrinée. Une fois de plus, je me suis sentie face à un mur d’incompréhension, à la fois de mes proches et de ceux qui expriment ce genre d’opinion. Et en plus, j’ai été outrée qu’on puisse me demander de prendre mes distances avec quelque chose qui est déjà à 1000 lieues de moi. Est-ce que porter le voile, c’est légitimer la barbarie?! Pour le coup, en voilà un beau de raccourci, du genre qui te laisse sans voix, le cœur blessé…
      Ce malaise dont je parle, ce flou médiatique, n’est pas étranger à l’impression permanente des Musulmans d’être montrés du doigt, incompris, d’avoir constamment à « montrer patte blanche ». Je pense que malheureusement, ça participe à la rupture sociale que connaissent ces jeunes qui dérivent. Quant à ceux qui passent à l’acte pour commettre ces actes horribles, je ne suis pas sûre qu’il leur reste une part d’humanité, très sincèrement. Mais je me rends bien compte que le fait de les qualifier comme je le fais d’animaux ou de bêtes sauvages est un mécanisme de ma part pour me rendre les choses supportables! Pour les mettre à distance, sans doute. Leurs actes sont tellement monstrueux d’injustice que ça reste bloqué dans ma gorge et je ne peux pas l’avaler!

      Bises Marie.
      J’espère que le facteur m’apportera du baume pour le ❤ aujourd'hui 😉

      1. Ma chère Marie, je te comprends. Oui le discours politique, les médias mettent l’accent sur des choses qui ne font que renforcer le sentiment de peur chez le commun des mortels. Seules les personnes qui font des recherches, se cultivent, vont à la rencontre de l’autre ou tout simplement tentent de comprendre davantage, ont une chance d’échapper à ces clichés néfastes.
        J’ai vraiment l’impression qu’il y a eu à un moment un grain de sable qui a tout fait vaciller.
        Car comme je le dis souvent, nous avons grandi les uns avec les autres, sans qu’une fois la religion ne soit évoquée comme un problème, un frein à une quelconque entente, à des relations saines et sereines. Et puis une première dérive un jour et depuis ça ne s’arrête pas.
        Je te dis qu’après ces attentats je n’entends que peu de choses négatives sur les musulmans. Mais j’ai bien des amies musulmanes, voir non musulmanes mais d’origine marocaine, tunisienne, etc… qui se sentent menacées dans leur vie de tous les jours. J’avoue que ça me dépasse tellement que je passe sûrement outre, pour me protéger.
        A chaque fois que j’entends un témoignage de telle ou telle personne qui vient mettre de l’huile sur le feu de cette espèce de mise à mort dont certains se réjouissent, je me demande pourquoi ils n’interrogent pas plutôt tous ces « musulmans de l’ombre » qui vivent leur foi à nos côtés, tout simplement et dans le respect de l’autre.
        Quand à cette demande des femmes musulmanes d’ôter leur voile, en signe de contestation des actes, ça me sidère autant que toi. En quoi cela est lié ? Une fois de plus on associe ensemble des choses qui n’ont rien à voir.
        Je crois qu’il faut continué à se battre Marie. Ta voix s’élève et d’autres voix s’élèveront avec toi. Il faut faire reculer l’ignorance à tous prix. Je crois que c’est essentiel, vital.
        Que ta foi te porte. Sois cette lumière sur la route…Le monde en a besoin.

      2. Merci Marie, ça me touche beaucoup ce que tu dis. Ça me redonne espoir.
        C’est vrai qu’on parlait moins d’Islam avant. Dans la France des années 80, ce n’était pas un sujet. Mais le racisme était bien présent (ce sont les années « Touche pas à mon pote ») et moi qui ai grandi dans un ancien « camp de Harkis », je peux te dire que rien qu’à la façon dont les gens du village disaient « le camp », j’ai très vite compris, en arrivant en France à l’âge de 7 ans, que ces anciens habitants étaient des indésirables. Je me souviens que ma mère, excédée par les réflexions des uns et des autres, n’avait pas arrêté de clamer partout que sur les deux logements que la Mairie nous avait loués, c’était celui qui avait été occupé par des « de souche » qui lui avait donné le plus de travail… Elle se « régalait » d’expliquer qu’elle avait dû récurer le sol carreau après carreau, à genoux par terre, alors que dans l’autre logement, celui qui avait été occupé par des Harkis, elle n’avait rien eu à faire, tout était nickel chrome… Je l’entends encore répéter ça à qui voulait l’entendre histoire de faire taire les mauvaises langues.
        Peut-être que la problématique de l’Islam a été mise de plus en plus en avant à mesure que les populations issues de l’immigration sont devenues de moins en moins étrangères. Il fallait une différence à pointer du doigt. Et sans doute aussi que les nouvelles générations se sont mises à revendiquer le droit de pratiquer une religion qu’elles ont redécouverte, avec tout un travail pour dégager ce qui relève vraiment de la religion et ce qui est purement culturel dans leur héritage familial. Je crois qu’au fond, la France est perplexe: elle s’attendait à ce que ces populations s’assimilent au point de se séculariser, mais ce n’est pas ce qui s’est produit. Ces populations se sont mises, au contraire, au nom de la liberté de pensée dont les a nourries l’école de la République, à revendiquer leur liberté de culte.
        Et moi qui ne suis pas issue de cette immigration-là, je rêve d’un jour où mon pays considérera l’Islam comme une philosophie à part entière, une façon de penser, tout aussi légitime et digne d’intérêt qu’une autre.

      3. Ton analyse est tout-à-fait pertinente !!
        Et aussi merci pour la citation de Gandhi, très juste !!
        En ce moment je lis à mes fils l’histoire des chaudoudoux de Claude Steiner, la connais-tu ? Un joli livre pour parler des émotions, de la bonté etc.
        Bref je t’envoie plein de chaudoudoux !
        Bises

      4. Décidément, tu m’en fais découvrir, des choses! Je suis passée à côté des chaudoudoux pour mes enfants, mais je note pour plus tard, on ne sait jamais…
        La citation de Gandhi, en fait je crois qu’on est nombreux à vivre comme ça, déjà, non? A s’efforcer d’avoir le meilleur comportement possible, celui qu’on aimerait voir chez les autres aussi. Je me dis que je ne changerai sans doute pas le monde, mais qu’en éduquant mes enfants du mieux que j’ai pu, j’ai apporté ma petite pierre à l’édifice. J’ai semé tout un tas de petites graines… Qui sait, ce seront peut-être eux qui changeront le monde?!
        Plein de chaudoudoux en retour! J’aime bien cette image 😉

  3. Asalam Aleykum Marie,rien que ces mots par lesquels je commence mon message prouvent que l’islam est paix, n’y a t il rien de plus pacifique que des personnes qui se saluent en se souhaitant la paix…Cela devrait faire réfléchir ceux qui parlent de l’islam sans la connaître,et hélas ils sont nombreux…mais nous sommes nombreux aussi et notre avantage c’est que nous connaissons l’islam mais nous connaissons également la France…D’ailleurs les hippies ne disaient-ils pas « peace and love »?Ces idées sont bien loin aujourd’hui alors même que l’islam est toujours là avec son modeste « Salam » qui dure depuis 600 ans.
    Douces pensées pour toi et prends bien soin de toi.
    Clarisse

    1. Absolument Clarisse! Et c’est bien ça qui fait très mal de la part des uns et des autres, comme je les ai appelés dans mon billet. C’est ce décalage entre la compréhension que nous avons, nous, de l’Islam, et ce que les uns en font, et ce que les autres en disent. Le mot Islam lui-même a la même racine que le mot « salâm », paix en arabe. Nous clôturons chacune de nos prières par cette même formule: assalâmou ‘alaykoum, que la paix soit sur vous. Nous demandons au moins 17 fois par jour à Dieu (à chaque fois que nous récitons la fatiha) de nous guider dans le « droit chemin »… C’est à la « droiture » que nous aspirons, à la justice, au bon comportement.
      Je retiens le clin d’œil aux hippies – je suis née une génération trop tard, il paraît 😉
      Belle semaine à toi, Clarisse…

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