La fin du voyage

On ne gagne pas à tous les coups sur Short Edition, je l’avais presque oublié ! Le texte ci-dessous vient d’être refusé par le Comité éditorial. Il ne pourra donc pas concourir pour le Grand Prix du court. Bon… C’est la règle du jeu et je l’accepte.

Mais je serais quand même curieuse de savoir ce qui a motivé ce refus. Est-ce que c’est la qualité du texte qui laisse à désirer ou bien le sujet abordé qui glace les lecteurs ?!

Qu’en pensez-vous ??? [et je vous en supplie, soyez franc(he)s !!!]

 

Va, file sur tes rails, ne perds pas un instant.

Avale les kilomètres, avale les aiguillages,

Car au bout de la route, il est là, il m’attend

Sur son lit d’hôpital, au terme de son voyage.

 

Va, file sur tes rails, il nous reste quelques jours

À remplir de soleil, de baisers, de caresses ;

Illuminer au mieux la fin de son séjour

Et lui dire au revoir en douceur, en tendresse.

 

Va, file sur tes rails, il nous reste quelques heures

À passer côte à côte, ma main sur son épaule,

Même s’il ne m’entend plus, même s’il regarde ailleurs ;

Être auprès de lui quand il prendra son envol.

 

Va, file sur tes rails, il ne reste plus rien

Que de chauds souvenirs et mes yeux en cascade.

Je voudrais seulement lui effleurer la main

Une toute dernière fois, avant qu’elle soit froide.

 

??????????

Publicités

9 réflexions sur “La fin du voyage

  1. Sincèrement je le trouve beau ton poème Marie. Emouvant touchant. Deux voyages qui se rencontrent. Et l’importance de se dire aurevoir.
    C’est un texte de qualité qui n’a pas été sélectionné. Je sais qu’on a toujours une point de déception en recevant la réponse. Merci de l’avoir partagé avec nous. Il me plait beaucoup.

    1. C’est vrai que ça fait un petit pincement au cœur de voir son texte refusé, d’autant que c’est un poème très personnel et que j’ai mis du temps à le composer. Mais bon, c’est pas très grave. J’ai toujours la possibilité de le publier ici, dans mon petit cocon, presque dans l’intimité ! Les encouragements des blogueuses et de mes fidèles lectrices y sont toujours au rendez-vous et ça, c’est vraiment quelque chose de formidable et d’appréciable !

  2. Je trouve ce refus étrange … mais merci de l’avoir partagé ici. Les concours sont une belle motivation mais au final ce n’est pas ce qui compte le plus ni même ce qui permet de cerner la qualité réelle d’un papier. Alhamdulelah souvent les grands artistes ont d’abord été rejeté des critiques avant de perçer. Et que dire de tous ceux qui ne furent jamais reconnu ? Et que dire de ceux qui ont plu mais dont la plume (ou le pinceau) n’était que consensuelle … sans réelle saveur.

    1. Rooo, merci pour toutes ces paroles réconfortantes! En fait, à la base, ce qui me pousse à participer à ces concours (il y en a un par trimestre), c’est surtout le besoin d’obtenir des avis plus ou moins neutres sur ce que j’écris. Je trouve que c’est nécessaire pour progresser. Du coup, face à un refus pur et simple sans la moindre explication, je suis un peu frustrée. Je trouve qu’il serait vraiment judicieux de la part de ce site de préciser le motif du refus – juste histoire qu’on sache ce qui ne va pas et qu’on ait la possibilité d’y travailler pour s’améliorer.

  3. Je trouve ton texte magnifique et très émouvant.Il donne une belle image de la mort, on ressent dans ton texte le fait que tu as acceptée cette étape de de la vie comme quelque chose de triste mais aussi de « grand »…et c’est peut être cela qui gêne…une conception somme toute loin de la conception occidentale de la mort….ce n’est que mon avis.En tout cas n’ai aucun doute sur la qualité de ta plume, continue à partager tes textes.

    1. Merci Clarisse. Je pense aussi que c’est le sujet qui dérange. La mort, c’est tabou. Pourtant on y est tous confrontés à un moment ou à un autre, quelles que soient nos croyances. Ce texte exprime tous les petits espoirs auxquels on se raccroche quand on sait que c’est la fin, tous les instants précieux qu’on souhaite pouvoir encore partager, les mots qu’on aura peut-être encore le temps de se dire, ou pas, l’envie d’être présent, d’accompagner jusqu’au bout, et à mesure que le terme se précise, la nécessité de réajuster ces petits espoirs à la réalité. Et pourtant on continue à s’y accrocher et ils continuent à nous réconforter. Vaste sujet. Il faudrait plus qu’un poème en quatre strophes !

Petits mots et longs discours, c'est par ici...

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s