Bleu lavande fait peau neuve !

Si vous me lisez encore de temps en temps, il ne vous aura peut-être pas échappé que depuis quelques mois, la blogueuse que je suis se cherche.

Bleu lavande est né il y a quelques années déjà, après plusieurs essais dont seules quelques rares anciennes se souviennent. À l’origine, mon intention était de partager mes photos en les accompagnant de quelques mots. Juste quelques lignes, quelques vers posés là, en passant. Rien de plus.

Mais ça, c’était sans compter sur l’effet blogosphère ! L’effet Hellocoton, disons-le !

Je me suis laissée prendre au jeu, à la ronde des blogs. J’ai lu et j’ai été lue par de belles âmes avec lesquelles je me suis sentie en phase. À un moment donné, c’était comme une grande conversation de blog à blog. On avait l’impression d’être entre nous. On se sentait en confiance, oubliant souvent que ces espaces qu’on croit nôtres sont en réalité ouverts aux quatre vents. Je me suis mise à écrire de façon beaucoup plus personnelle que ce que j’avais prévu. Et je dois bien l’avouer, je ne l’ai jamais assumé ! Je n’ai jamais été à l’aise avec ça.

Le temps a passé. Beaucoup sont parties. Et moi, je tourne en rond !

Continuer ? Arrêter ? Pour qui ? Pour dire quoi ?

J’ai l’impression de buter encore et toujours sur les mêmes doutes, le même malaise, et au bout du compte, il en ressort une chose : je n’ai plus envie de venir étaler ma vie ici. Je n’ai plus envie de laisser la porte grande ouverte sur mon intimité.

D’un autre côté, ce blog m’a permis de découvrir de quoi était faite ma plume. Grâce à lui, j’ai pu explorer mon écriture. Celle que j’avais verrouillée si longtemps. Je me suis découvert un style, malgré moi parfois. Un style que je qualifierais de « poétique » et contre lequel je ne peux pas lutter, qui s’impose à moi, tenace, même quand j’ai envie d’écrire autre chose, d’écrire autrement.

Aujourd’hui, c’est cette veine poétique que j’ai envie d’aller explorer et pour ce faire, j’ai décidé qu’il était temps pour mon petit blog de faire peau neuve et de migrer, histoire de repartir sur de bonnes bases.

Bleu lavande devient donc « Le papillon à plume » tout en restant Bleu lavande, ou plus exactement :

Bleu lavande & Coquelicot (J’adore les coquelicots !)

Tout nouveau sans l’être tout à fait : mes photos resteront étiquetées « Bleu lavande » ; vous y retrouverez mes textes « fétiches » et d’anciens textes retravaillés ; et de tous nouveaux poèmes, bien sûr, au gré de l’inspiration. Les rendez-vous de l’album de senteur devraient reprendre d’ici peu, si ça vous dit. J’ai aussi très envie de m’amuser à expérimenter les formes classiques de poèmes, compter les vers, les pieds, tout ça, tout ça. Ce sera la rubrique « Explorer la poésie ».

J’espère que vous me rejoindrez en grand nombre et que ce nouvel espace vous plaira ! À très vite sur…

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Au souk

Sous un pin parasol,

Suait la paysanne

Sous son chapeau de paille.

 

Accroupie sur le sol,

Elle écossait, sultane,

Des p’tits pois en pagaille.

 

Les yeux sur ses légumes,

Où traînaient quelques mouches,

Elle ne voyait plus rien :

 

Le p’tit vendeur d’agrumes,

La matrone en babouches,

Les marchands sahariens,

 

La menthe du djebel,

Les bottes de coriandre…

Seul comptait l’appareil !

 

Un tout dernier modèle,

Savamment coincé entre

Le foulard et l’oreille.

 

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(Fresque murale photographiée à Chefchaouen en mai 2016)

Et si on semait des étoiles…

Un nouveau texte en lice sur Short édition, le site ouvert à tous les amateurs de littérature courte ! Cette fois, il s’agit d’un poème (c’est la première fois que le comité éditorial accepte un de mes textes dans cette catégorie !) :

Des étoiles dans ma nuit

Merci d’avance pour vos votes et vos avis éclairés – ils sont essentiels pour progresser 🙂

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Une question d’âge et d’alchimie

Et si c’était juste… chimique ?!

Cette « rechute » incompréhensible. Cette tristesse qui m’étreint le cœur au réveil alors même que la vue du ciel à travers la vitre me ravit les yeux. Cette boule dans la gorge alors que je suis toute disposée à être sereine. Cette impression que rien n’a de sens. Ces questionnements sans fin. Ce bouillonnement dans ma tête. Cette lassitude face à un monde que je n’aurai jamais la force de changer, face aux ennuyeuses nécessités du quotidien. Ce sentiment de n’être pas à la hauteur, de n’avoir pas fait tout ce qu’il fallait, d’avoir failli… Alors que toutes ces pensées ne me ressemblent pas du tout !

Et puis cette fatigue… Permanente. Persistante. Je crois bien que tout a commencé par elle. C’est elle qui m’a fait dégringoler. La fatigue qui vous colle à la peau comme un vêtement trop lourd, qui vous entrave et rend le moindre de vos gestes difficile. Je regardais le monde courir autour de moi et je m’en voulais. Pourquoi n’ai-je pas la force de les suivre ? Pourquoi le plus petit dos d’âne sur mon chemin m’apparaît comme une montagne insurmontable ? Qu’est-ce qui cloche chez moi ?

Au lieu de lutter et de me laisser ronger par la culpabilité, j’aurais peut-être dû l’écouter, cette fatigue. J’aurais peut-être dû voir qu’elle n’était qu’un signe parmi une multitude d’autres petits changements sans doute normaux à mon âge…

Nous ne sommes pas des machines. Nous ne pouvons pas être invariablement performant(e)s et d’une humeur toujours égale. Nous avons des hauts et des bas. Nous sommes certes des êtres de raison. Mais nous sommes aussi des êtres de chair et de sang, soumis à des variations hormonales tout ce qu’il y a de plus normales.

Je me rends bien compte que cela n’explique sans doute pas tout. L’être humain est autrement plus compliqué. Mais ça met quand même les choses dans une perspective très apaisante.

Je ne suis pas folle. J’avance juste sur le chemin de la vie…

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Inextricable

C’est peut-être la fin.

La fin des jolis mots. La fin des haricots.

Peut-être la fin d’un blog qui m’a pourtant apporté tellement. Ou alors ce n’est qu’un passage à vide. Qui sait ? Les mots reviendront peut-être se bousculer sous ma plume…

À vrai dire, c’est ce qu’ils sont déjà en train de faire, dans ma tête. Ils se bousculent et s’entrechoquent, s’emmêlent et s’enchevêtrent. C’est un tel chaos là-dedans que j’ai du mal à m’y retrouver !

Pour le moment, je me débats avec cette pelote inextricable que jamais, au grand jamais, je n’oserais vous montrer avant de l’avoir démêlée…

Mais finalement, j’ai peut-être tort de tout verrouiller comme je le fais en attendant d’y voir plus clair. Une pelote, en principe, ça se défait. Si ça se trouve, il suffit seulement de tirer le fil…

Peut-être que si je reprends le fil de mes mots, cela m’aidera à y remettre de l’ordre ?

Ce qui est drôle, c’est qu’au moment même où j’écris ces lignes, j’en viens à me poser cette question : et s’il s’agissait vraiment d’une pelote de laine dans la vie réelle (ou disons plutôt, du fil de coton – j’ai horreur du contact de la laine !), qu’est-ce que j’en ferais ???

Est-ce que je m’acharnerais, jour après jour, à la démêler absolument ? Est-ce que je me bousillerais les ongles ou pire, les dents, pour essayer d’en défaire tous les nœuds ?

Certainement pas !

Si j’avais dans les mains une boule de fils tout emmêlés dont, malgré tous mes efforts, je ne parvenais pas à venir à bout, je ne tarderais pas à laisser tomber pour l’offrir à mon chat – pour peu que j’aie un chat. Ou bien je la jetterais tout simplement aux rebuts pour recommencer à zéro avec une pelote toute neuve, sans me prendre la tête.

C’est ce que je devrais faire, en fait, avec ma fameuse pelote de mots, de pensées, de doutes, de questions, de regrets, de colère, de peine, de tout et n’importe quoi, de trop plein… La jeter aux rebuts !

Et recommencer à zéro avec de jolies pensées toutes neuves.

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